La RDC entre officiellement en programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Ce 15 janvier 2025, le Conseil d'administration du FMI a approuvé, sans réserve, le programme économique et financier du gouvernement congolais. Un appui de près de 3 milliards de dollars sera accordé, réparti entre une Facilité élargie de crédit (FEC) et un Fonds pour la résilience et la durabilité (FRD). Ces dispositifs visent à stabiliser l'économie, améliorer la gouvernance, et renforcer la lutte contre le changement climatique. Mais ils appellent aussi à des réformes structurelles majeures. Explications.
Le premier programme, soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) et évalué à 1,8 milliard de dollars, vise à préserver la stabilité macroéconomique et à renforcer la gouvernance financière. Le FMI recommande à la RDC d'adopter une gestion plus rigoureuse des finances publiques.
Parmi les mesures prioritaires figurent la mise en place d'un compte unique du Trésor, destiné à centraliser les fonds publics, et le respect strict des procédures budgétaires standards.
Les autorités congolaises sont également tenues de réduire leur dépendance aux revenus miniers, en établissant un cadre budgétaire hors ressources extractives.
Un volet résilience face au changement climatique et durabilité à 1,1 milliard de dollars
Le second programme, financé par le Fonds pour la résilience et la durabilité (FRD) à hauteur de 1,1 milliard de dollars, soutiendra les efforts de la RDC pour atténuer les effets du changement climatique et protéger ses vastes forêts tropicales.
Ce volet s'inscrit également dans la vision stratégique de Kinshasa pour devenir un acteur clé de la transition mondiale vers une économie verte.
De son côté, le gouvernement congolais promet de poursuivre la mobilisation des recettes intérieures et d'améliorer la transparence dans la gestion des fonds publics. Le ministère des Finances, par exemple, s'engage aussi à renforcer la discipline budgétaire, notamment par la modernisation de la chaîne des dépenses et la déconcentration des ordonnancements budgétaires.
Une collaboration étroite avec la Banque centrale du Congo est prévue pour accumuler des réserves internationales et stabiliser le cadre macroéconomique.
Kinshasa a réaffirmé également son engagement à utiliser les fonds pour des investissements prioritaires, notamment dans les infrastructures, afin de répondre aux besoins urgents de la population.
Des revues périodiques sont prévues pour assurer le suivi.