Le Kenya a annoncé samedi 18 janvier l'envoi d'un nouveau contingent de 217 policiers pour une mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti, confronté à la violence endémique de gangs armés.
« Hier, j'ai accompagné le deuxième contingent de policiers kényans à la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS) en Haïti. Les 217 officiers viendront renforcer le premier groupe de 400 déployés l'année dernière dans ce pays des Caraïbes pour rétablir la paix », a écrit sur le réseau social X le ministre kényan Kipchumba Murkomen.
« La mission dirigée par le Kenya a réalisé d'énormes progrès dans la réduction de la violence des gangs, gagnant des éloges dans le monde entier, y compris de la part des administrations américaines sortantes et entrantes. Notre engagement envers cette mission historique est inébranlable et nous continuerons de mobiliser tout le soutien international nécessaire à sa réussite », a assuré Kipchumba Murkomen, à deux jours du retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Le ministre a également publié des photos des policiers en tenue militaire dans un avion.
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Accepter Gérer mes choix La violence des gangs, qui contrôlent selon l'ONU 85% de la capitale du pays pauvre des Caraïbes, ne semble pas faiblir depuis l'arrivée en juin dernier de la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS), dépendante de l'ONU.
Au moins 5 601 personnes ont été tuées par la violence des gangs en Haïti l'an dernier, soit 1 000 de plus qu'en 2023, selon l'ONU. Plus d'un million de personnes sont déplacées, soit environ trois fois plus qu'il y a un an, a indiqué cette semaine l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Il s'agit du nombre le plus élevé de déplacements dus à la violence en Haïti jamais enregistré.
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