Vers 8 heures samedi matin, après un appel téléphonique, une policière du poste de Pope-Hennessy répond à un cas d'abandon d'enfants dans la rue John Kennedy, à Tranquebar. Sur place, elle rencontre une femme de 30 ans, qui montre aux policiers deux enfants : un garçon de neuf ans et une petite fille d'environ neuf mois.
Le garçon, interrogé sur l'absence de ses parents, indique que sa mère n'est pas rentrée à la maison depuis quatre jours et qu'ils vivent avec un ami de sa mère. Les deux enfants sont donc seuls et dans un état déplorable. Ils sont immédiatement conduits à l'hôpital Dr Jeetoo, où ils sont examinés par un médecin de service et ensuite admis dans les services appropriés pour recevoir des soins. La police de Pope-Hennessy réussit à mettre la main sur la mère des enfants pour l'interroger, tandis que la Child Development Unit (CDU) prend en charge les enfants.
Triste scène à Tranquebar, hier matin. Les voisins en ont assez de cette situation où deux enfants mineurs sont abandonnés depuis longtemps dans des conditions insalubres. Malgré le fait que de nombreuses personnes aient voulu lui venir en aide, la mère n'a rien fait pour changer de vie. Une voisine accepte de témoigner de cette situation désespérée. Elle raconte lui avoir porté secours pour subvenir aux besoins des enfants. «J'ai été choquée hier en voyant la calèche où la petite était allongée et il y avait des fourmis rouges sur la petite et sur le garçon de neuf ans. La mère est partie depuis le début de janvier et le beau-père s'en est occupé pendant quelques jours. La petite ne buvait que de l'eau sucrée et ne portait pas de couche. Je ne pouvais plus supporter cela. Il a fallu que je prévienne les autorités. La police est enfin intervenue. Le père du garçon de neuf ans a tout fait pour le récupérer avec l'aide de la CDU. La petite, quant à elle, personne ne la connaît.»
Un autre voisin nous explique avoir voulu aider la mère des enfants : «Nous lui avons donné une maison avec les commodités, l'eau, l'électricité. Mais elle ne s'occupe pas des enfants. Nous n'en pouvons plus avec sa façon de faire. Nous avons grandi ensemble et mon frère aîné lui a donné un endroit où elle pourrait élever ses enfants. Elle est aidée par tout le voisinage, mais elle ne veut pas changer pour l'avenir de ses enfants. Elle continue à maltraiter ses enfants.»