Ile Maurice: Frais de parking illégaux - L'UPSEE monte au créneau

Garer sa voiture est devenu un véritable cassetête pour le personnel d'un collège privé des hauts Plaines-Wilhems. Les employés doivent débourser Rs 3 500 pour bénéficier d'un espace de stationnement. Des cas de harcèlement et d'inti-midation, entre autres, ont été signalés à l'Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE). Celle-ci attend une intervention rapide de la Private Secondary Education Authority (PSEA).

Dès la première semaine de la rentrée scolaire, les problèmes s'accumulent. Cette fois, c'est la réputation d'un collège privé qui est en jeu. Entre harcèlement et collecte de fonds «non réglementaires», le personnel se tourne vers l'UPSEE. Son président, Arvind Bhojun, décrit une situation qui n'a rien d'inédit : «Ce n'est pas la première fois que nous sommes sollicités.» Il rappelle qu'une affaire similaire est actuellement devant la Cour industrielle. «Un employé a refusé de payer les frais de stationnement, car il ne possède pas de voiture. Mais le conflit avec la direction a dépassé ce cadre, menant à son licenciement.»

Arvind Bhojun appelle la PSEA à prendre des mesures fermes pour mettre fin à ces irrégularités et tensions. «Rien que l'an dernier, ce collège a changé trois fois de direction.» Il s'insurge contre l'obligation imposée au personnel de payer Rs 3 500 pour le stationnement. «Cela va à l'encontre des règlements de la PSEA. Ni les employés ni les élèves ne devraient être sollicités pour des contributions financières. Il semble qu'un board interne gère l'établissement et impose ses propres règles.» Sous pression, certains employés ont fini par payer en plusieurs tranches.

En novembre, la situation a pris une tournure absurde. Lorsque le personnel était appelé à remettre les résultats aux élèves, l'accès au parking leur a été refusé. «On leur a dit qu'ils avaient payé jusqu'en octobre, mais pas pour novembre. C'est inadmissible !» s'indigne le président de l'UPSEE. Le rôle de la PSEA dans cette affaire soulève des questions. «Une personne a été déléguée pour enquêter, mais la situation n'a fait qu'empirer.» Face à l'impasse, l'UPSEE s'est adressée à la municipalité, qui a confirmé l'absence de permis pour opérer un business parking. «Réclamer cet argent est donc illégal», insiste Arvind Bhojun.

Dans une lettre envoyée à la PSEA, au ministère de l'Éducation et à la Financial Crimes Commission, l'UPSEE dénonce aussi d'autres irrégularités. «l'association du collège a réclamé Rs 400 par enfant alors qu'elle ne représente pas la Parent Teacher Association. Plusieurs abus et violations des droits des travailleurs ont été signalés, ainsi que des cas de harcèlement.»

L'UPSEE attend une intervention rapide de la PSEA pour restaurer l'ordre dans ce collège. «Il faut nommer des personnes compétentes pour garantir le bon fonctionnement de l'établissement et assurer le bien-être du personnel et des élèves.» L'union espère que des sanctions seront prises d'ici la fin de la semaine.

Agaléga : rentrée bon enfant

C'est hier que les collégiens d'Agaléga ont effectué leur grande rentrée. Une vingtaine d'élèves ont foulé le sol de leur nouvel établissement. La librairie a été convertie en salle de classe car, depuis le passage du cyclone Chido, le collège n'est plus accessible. Malgré ces conditions, les élèves ont repris le chemin de l'école dans la joie, bien que certains enseignants soient encore absents. «Quatre d'entre eux sont toujours bloqués à Maurice. Ils devraient arriver dans l'île d'ici la fin de la semaine. Nous espérons que les cours reprendront normalement lundi prochain», explique Wesley Augustin, enseignant. Pour cette semaine, les enseignants présents s'emploient à aider les élèves afin de minimiser les perturbations.

«Nous voulons à tout prix éviter que les enfants soient pénalisés», ajoute-t-il. Certains élèves sont encore à Maurice pour des soins médicaux ou pour des raisons personnelles, mais ils devraient progressivement rejoindre l'île au cours des prochains mois. Malgré ces défis, la majorité semble s'adapter à ce nouvel environnement. Un autre problème touche cependant le collège : celui de l'électricité. «L'électricité a sauté ce matin (NdlR, hier). Tout fonctionnait bien pendant deux heures, puis il y a eu une coupure. Cela pose un gros inconvénient, surtout à cause de la chaleur dans les salles de classe», explique Wesley Augustin. Il précise que ce problème s'est répété plusieurs fois depuis le week-end. En attendant une résolution rapide, enseignants et élèves tentent de s'acclimater à ces conditions. Malgré les défis liés aux infrastructures et au personnel, cette rentrée scolaire reste marquée par la résilience et la bonne humeur des élèves.

«Erasmus» : Kaviraj Sukon en faveur des échanges entre Maurice et l'étranger

Le ministre de l'Éducation supérieure, des sciences et de la recherche, Kaviraj Sukon, était, hier, à l'université de Technologie pour participer au projet «Erasmus». Cet événement a été organisé par le point focal national Erasmus pour Maurice. L'objectif principal est de favoriser les échanges entre les jeunes de Maurice et ceux venant d'Europe. Erasmus est le programme de l'Union européenne visant à soutenir l'éducation, la formation, la jeunesse et le sport en Europe.

Lancé en 2014, ce programme a pour ambition de renforcer les opportunités académiques et professionnelles, d'encourager les échanges interculturels, et de promouvoir l'innovation dans l'apprentissage et l'enseignement. Pour rappel, l'édition actuelle, couvrant la période 2021-2027, dispose d'un budget de plus de EUR 550 millions pour les pays d'Afrique subsaharienne. Cela constitue une opportunité majeure pour les institutions mauriciennes d'obtenir des financements, en collaboration avec des universités européennes, pour des projets de recherche et d'autres initiatives, notamment des bourses destinées aux étudiants.

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