Depuis le retour de l'inspecteur Vishwanaden Amasay à la tête de la police de l'environnement, en novembre dernier, l'unité ne chôme pas. Les opérations se multiplient et les amendes pleuvent. Le renforcement de l'unité avec plus d'effectifs ainsi que le soutien du commissaire de police et du ministère de l'Environnement aident à mettre la main sur des contrevenants.
Dimanche, à la suite d'informations recueillies, une surveillance a été mise sur pied à Albion. Après presque deux heures, un flagrant délit. Un homme jetait des déchets de construction dans un terrain vague. Une amende de Rs 25 000 lui a été infligée. Le lendemain, c'est à Morcellement St-André qu'une opération a été montée. Encore une fois, la surveillance a été fructueuse. Un camion d'eaux usées déversait son contenu dans un terrain en friche. Il a aussi essuyé une amende de Rs 25 000.
Les chiffres sont parlants. Pour le mois de décembre, 239 infractions liées à l'environnement ont été dressées par la police de l'environnement, dont 128 pour illegal littering/dumping. «Nous sommes ravis des résultats car la situation devient urgente. Nous voyons des déchets partout où nous passons», explique l'inspecteur. Que ce soit dans les rivières, les forêts, les terrains en friche ou même sur la route, les déchets sont abandonnés par des personnes indisciplinées. «C'est cela qui bouche les drains, cause les accumulations d'eau et mène aux catastrophes. Il faut que les gens prennent conscience de l'importance de la protection de l'environnement», poursuit-il.
*Cet autre camion jetait des déchets de construction dans un terrain en friche.
L'inspecteur Amasay explique que ce sont souvent des membres du public eux-mêmes qui dénoncent les pollueurs. Ce sont d'ailleurs de telles dénonciations qui ont mené à la prise en flagrant délit des deux personnes dimanche et lundi.
Mais il n'y a pas que cette méthode d'opération. Parfois, les policiers doivent fouiller dans des tas de déchets pour trouver des preuves qui permettent de remonter à l'auteur de la pollution. «Parfois, ce sont des lettres ou des reçus que nous retrouvons.Mais parfois, on fait chou blanc. Toutes les opérations ne sont pas des réussites», dit-il.
Aujourd'hui, cette unité a été renforcée et compte 35 policiers. Il est prévu que le nombre augmente encore. «Mais les résultats sont obtenus car les équipes sont motivées et déterminées à apporter des résultats. Et l'appui du commissaire et du ministre n'est pas négligeable dans le travail abattu.»
De plus, l'inspecteur compte aussi sur ses collègues d'autres unités pour la dissémination d'informations et de sensibilisation. À noter que la pollution terrestre n'est pas le seul mal auquel s'attaque la police de l'environnement. Les machines pour tester les véhicules polluants sont en cours de calibrage et les policiers commenceront les opérations sur les routes bientôt.