La Cour constitutionnelle saura "toujours dire le droit, rien que le droit, mais aux côtés du peuple et non contre le peuple". C'est la déclaration faite par Dieudonné Aba'a Owono, président de la plus haute juridiction de notre pays, au cours de la cérémonie de présentation des voeux au Président de la Transition, Président de la République, Chef de l'État, le Général de Brigade, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Dans cet appel lancé au Président de la République à marquer "la rupture avec l'ordre ancien", le président de la Cour constitutionnelle a tenu à fustiger les attaques injustifiées de certains politiciens qui veulent continuer à faire des récriminations à son institution, et ce, en dépit du travail abattu, en toute impartialité, depuis qu'il préside la plus haute juridiction de notre pays.
En effet, au moment où la date des élections présidentielles est connue, il convient de revenir sur les exigences vertueuses de ces déclarations du président Dieudonné Aba'a Owono dans cet engagement à "dire le droit, rien que le droit", dans l'intérêt du peuple gabonais, parce que la restauration véritable de nos institutions pour laquelle notre pays est dans la Transition depuis le 30 août 2023 passe par la capacité de tous les acteurs à reconnaître les efforts de transparence avec lesquels nos institutions sont gérées aujourd'hui.
Le président Aba'a Owono fait surtout bien de faire ces rappels, parce qu'ils rassurent les Gabonais dans leur désir de connaître et de vivre enfin des élections crédibles, avec tous les principes de transparence qu'elles impliquent. Ces propos sont ainsi de nature à rassurer tout le monde de ce qu'il est viscéralement attaché à l'objectif de parvenir à des lendemains électoraux calmes et apaisés.
Par ces engagements renouvelés, Dieudonné Aba'a Owono a tenu, au-delà des simples voeux, à interpeler tous les potentiels candidats et acteurs politiques de ce que rien n'est acquis si ce n'est la volonté du peuple qui sera respectée. Car la responsabilité de la plus haute juridiction du pays est ici attendue.
Dans ces déclarations, il faut surtout voir un avertissement fait aux perfides trompeurs qui, en dépit de leur échec avéré, et alors même que leur responsabilité devant cet échec est prouvée, ils trouvent toujours l'occasion de contester les résultats pour jeter l'opprobre sur la cour constitutionnelle. De tels comportements sont à condamner.
Et il convient déjà de prévenir cette fuite en avant d'une époque que nous ne voulons plus, car la plus grande réussite de la présente Transition, voire sa crédibilité, dépend de ce que le retour à l'ordre constitutionnel ne connaisse aucune contestation populaire.
En fait, les voeux du président Dieudonné Aba'a Owono au Président de la République sont à prendre avec joie, parce qu'ils invitent tous les acteurs à la prise de conscience et à relever le défi patriotique qu'imposent les enjeux de prospérité, de développement et de paix dont le Gabon de demain a besoin pour se faire une place de choix dans le concert des nations.
Il nous faut parvenir, au terme de cette transition, à bâtir un Gabon où seuls les intérêts du peuple sont privilégiés. Il convient alors de lire dans ces déclarations du président de la Cour constitutionnelle une invité faite à chaque citoyen à jouer pleinement son rôle pendant ces échéances électorales qui vont marquer le retour de notre pays à l'ordre constitutionnel dans la préservation de la paix et la consolidation de la cohésion nationale.