Une grande famille indo-pakistanaise, jouissant de la nationalité française se retrouve au coeur d'un litige financier mêlant menaces, pressions, et accusations de blanchiment d'argent. Depuis 2022, cette famille tente de recouvrer des paiements impayés sur des transactions immobilières, représentant plusieurs millions d'euros.
Selon l'explication de l'avocat de la famille, un Indo-pakistanais, lui aussi jouissant de la nationalité française et membre influent d'une grande famille a procédé à l'achat de biens immobiliers de grande valeur. Cependant, les paiements, qui devaient être honorés en plusieurs tranches, sont restés impayés depuis 2022, soit depuis près de trois ans. Malgré des tentatives d'accord à l'amiable, la situation a pris une tournure inquiétante. Selon toujours l'explication, la famille créancière déclare être victime de menaces de mort et de pressions répétées, touchant aussi bien les parents que leurs enfants. Selon leurs dires, l'acquéreur, se présentant comme proche de personnalités influentes, utiliserait son réseau pour intimider les victimes et échapper à toute responsabilité.
Enquête à l'ICAC
Parallèlement, cette affaire a attiré l'attention des autorités mauriciennes et françaises. L'ICAC, la Commission Indépendante Contre la Corruption mauricienne, par exemple, est le service spécialisé dans la lutte contre le blanchiment d'argent de ce pays et serait déjà en train d'enquêter sur l'origine des fonds utilisés pour l'acquisition des biens immobiliers. Il en est de même auprès du Parquet National Financier à Paris qui travaille de près avec l'Agence Française Anti-corruption.
« Il est également reproché à l'acquéreur d'avoir revendu l'un des biens à une tierce personne, malgré des dettes toujours impayées et surtout malgré les clauses du contrat qui devraient être respectées. De même, des membres de la famille de l'acquéreur seraient impliqués dans le réseau de blanchiment d'argent ainsi que de détournement de fonds. », selon l'avocat.
Poursuites judiciaires en cours
La famille lésée a décidé de porter plainte auprès des autorités compétentes à Madagascar, notamment auprès du Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) et du SAMIFIN, pour qu'une enquête approfondie soit menée. Une plainte est également déposée en France, où l'acquéreur est soupçonné d'être impliqué dans d'autres litiges liés à des impayés, des escroqueries, et des détournements de fonds auprès d'autres personnes. L'avocat représentant la famille a annoncé qu'une conférence de presse sera bientôt organisée pour exposer les faits et dénoncer publiquement les agissements de l'acquéreur.