Pour la fin de la crise sécuritaire dans l'Est de la RDC et le règlement du conflit qui perdure entre Kinshasa et Kigali, les Nations Unies appellent à la reprise des négociations, autour de Joao Lourenço, Président de l'Angola, dans le cadre du Processus de Luanda. Cette exhortation ressort de la déclaration faite par Antonio Guterres, Secrétaire Général de l'ONU, à New York, hier dimanche 26 janvier 2025, au cours d'une session spéciale du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Antonio Guterres a fermement condamné l'escalade de la violence constatée, ces derniers jours, dans la partie orientale de la République démocratique du Congo, invitant le Rwanda à cesser d'apporter son soutien aux rebelles du M23.
"Le Secrétaire Général réitère son appel à respecter l'accord de cessez-le-feu. Il appelle le M23 à cesser immédiatement toutes actions hostiles et à se retirer des zones occupées. Il appelle en outre les Forces rwandaises de défense à cesser de soutenir le M23 et à se retirer du territoire de la RDC. Il réaffirme le soutien des Nations Unies au processus de Luanda et appelle à une reprise immédiate des négociations dans ce cadre", a insisté le Secrétaire Général Antonio Guterres.
Lors de la réunion spéciale du Conseil de Sécurité des Nations Unies, à New York, la RDC a été représentée par la Ministre d'Etat aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, qui a réaffirmé la position du Gouvernement de la République face à l'agression du Rwanda. Durant son intervention, elle a dénoncé plusieurs cas de violations des droits de l'homme enregistrés suite à la guerre entretenue par l'armée rwandaise, sous la couverture du M23.
Elle a déploré le silence de la Communauté Internationale devant une telle situation sensible, et a demandé des sanctions ciblées contre le régime de Kigali. "Le Rwanda se prépare à orchestrer un carnage à ciel ouvert... Ce que traverse la RDC n'est pas un conflit parmi tant d'autres. C'est une agression délibérée. La RDC attend que le Conseil agisse avec fermeté et diligence, que les actions contre le Rwanda soient prises immédiatement par ce Conseil de Sécurité", a-t-elle plaidé.