Sénégal: Violences basées sur le genre - Des femmes magistrates préconisent une « approche globale »

Mbour — L'Association des femmes magistrates du Sénégal (AFMS) a souligné, samedi à Toubab Dialaw (Mbour, ouest), la nécessité d'adopter une « approche globale » dans la lutte contre les violences basées sur le genre.

« La lutte contre les violences basées sur le genre exige une approche globale, intégrant répression, réparation et prévention », a dit la magistrate, à l'ouverture de l'assemblée générale ordinaire de la structure qu'elle dirige.

« Notre rôle, en tant que femmes magistrates, est de contribuer à impulser ce changement en proposant des réformes, en sensibilisant les acteurs du système judiciaire et en vulgarisant les outils juridiques nationaux et internationaux qui protègent les femmes et les filles », a dit Marie Odile Thiakane Ndiaye.

« Le leadership féminin, dans cette lutte, ne consiste pas seulement à occuper des postes, mais à adopter une posture inspirante et à agir avec résilience », a-t-elle dit.

« Nous devons être des exemples pour nos filles et nos soeurs, a-t-elle poursuivi, pour leur montrer qu'il est possible de transformer les défis en opportunités et de contribuer activement à une société plus juste ».

« Résilience : les femmes dans le leadership pour mettre fin à la violence basée sur le genre » était le thème de l'assemblée générale ordinaire de l'Association des femmes magistrates du Sénégal.

« A travers ce thème, l'AFMS cherche (...) à impulser un changement de paradigme dans la problématique des violences basées sur le genre, notamment en effectuant un plaidoyer et un partage des connaissances pour comprendre la diversité », a poursuivi la magistrate.

L'objectif, a-t-elle ajouté, est de faire progresser l'égalité et promouvoir l'inclusion, non seulement dans les tribunaux en particulier, mais aussi dans la société en général.

L'Assemblée nationale avait adopté, en 2020, une loi criminalisant le viol et la pédophilie, a rappelé Aissé Gassama Tall, directrice générale de la protection judiciaire et sociale au ministère de la Justice, qui était venue représenter la tutelle.

Selon Mme Gassama, le département de la Justice, s'étant rendu compte, après cinq ans de mise en oeuvre, que « ce phénomène est toujours d'actualité », « est en train de faire, au niveau de la direction des affaires criminelles et des grâces, une évaluation de cette loi pour en tirer des leçons ».

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