Dans un communiqué publié ce jeudi 30 janvier, le Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication a réaffirmé les règles auxquelles sont soumis les médias nationaux et internationaux en RDC.
Dans son communiqué, le Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC) réaffirme l'obligation faite aux professionnels des médias de s'abstenir de diffuser des informations sur la guerre dans l'est de la République démocratique du Congo sans se référer aux sources officielles.
L'autorité de régulation des médias demande également aux journalistes de ne pas accorder la parole au mouvement M23 qualifié de « terroriste », à l'Alliance fleuve Congo (AFC), l'un de ses alliés, et à « leurs supplétifs qui font l'apologie de la rébellion ».
Le communiqué du CSAC mentionne un peu plus loin l'interdiction de tout débat relatif aux opérations militaires des forces armées congolaises s'il n'y a pas à l'antenne d'expert militaire. Il réaffirme l'obligation d'éviter toutes les émissions à téléphone ouvert sur les opérations militaires. Toutes ces obligations, selon le CSAC, sont « de stricte observance », « sous peine de sanctions ». Des sanctions qui peuvent aller jusqu'au retrait du signal.
Il n'appartient pas à un média d'annoncer la prise d'une ville.