L’Organisation Mondiale de la Santé et ses partenaires ont renforcé leur soutien à la riposte du gouvernement ougandais face à une flambée épidémique de maladie à virus Soudan (SVD, qui fait partie de la famille Ebola), notamment en facilitant l’accès à un vaccin candidat et à des traitements candidats.
Cette information est relayée dans un communiqué de l’OMS du 31 janvier. Selon le document, les 2160 premières doses du candidat vaccin et les traitements sont déjà à Kampala, en Ouganda, car ils ont été prépositionnés dans le cadre de la préparation à l’épidémie.
En effet, le communiqué indique que les essais ont été conçus dans le cadre d’un effort de collaboration mondial coordonné par l’OMS, auquel ont participé des développeurs, des institutions universitaires, des autorités réglementaires, d’autres experts et des chercheurs d’Ouganda et d’autres pays à risque d’épidémies de filovirus.
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Selon le même document, les processus d’essai du vaccin en cours comprennent l’orientation des équipes de recherche sur les procédures d’essai et les dispositions logistiques. De ce fait, « des équipes de recherche ont été déployées sur le terrain pour travailler avec les équipes de surveillance en attendant les approbations ».
À noter que le vaccin et les traitements candidats (un anticorps monoclonal et un antiviral) sont mis à disposition par le biais de protocoles d’essais cliniques, ce qui permettra de documenter davantage leur efficacité et leur innocuité.
Dès lors, « l’OMS travaille avec le ministère ougandais de la Santé et ses chercheurs principaux ougandais désignés et leurs équipes de l’Institut pulmonaire de l’Université de Makerere et de l’Institut ougandais de recherche sur les virus, ainsi qu’avec des experts et des organismes de réglementation du monde entier sur les filovirus et les essais, pour lancer les essais », assure la même source.
D’après elle, l’objectif de l’essai du vaccin est d’évaluer un vaccin candidat potentiellement efficace et, s’il est efficace, de contribuer éventuellement à mettre fin à l’épidémie en cours et à protéger les populations à risque à l’avenir.
Ainsi, « les personnes éligibles pour participer à l’essai sont les personnes les plus à risque de MVV, c’est-à-dire les contacts étroits d’une personne dont la présence est confirmée ou qui est décédée de la maladie » a précisé le communiqué.
Cependant, il faut noter que les sites d’étude seront les lieux où résident les contacts du ou des cas. À cet effet, « les équipes de l’étude seront mobiles et pourront se déplacer rapidement dans ces zones pour effectuer leur travail en utilisant l’approche de vaccination en anneau » a indiqué le document.
Pour rappel, l’Ouganda a déjà connu cinq épidémies de MVV. La dernière a été déclarée en septembre 2022 et s’est terminée en janvier 2023, avec 164 cas et 77 décès. Au cours de cette épidémie, un comité d’experts externes de l’OMS a évalué des vaccins candidats et a formulé des recommandations sur leur aptitude à être évalué en Ouganda, dans le cadre d’un essai clinique contre le virus SVD.