Cameroun: Jean de Dieu Momo réagit à la levée de fonds de Maurice Kamto pour 2025 - Analyse et controverses

3 Février 2025

Une récente controverse politique a éclaté au Cameroun lorsque Jean De Dieu Momo, ministre délégué à la Justice, a vertement critiqué la campagne de financement lancée par Maurice Kamto. Le président du MRC avait initié cette collecte de fonds en vue de la présidentielle 2025, dans un climat politique déjà électrique où la légitimité des acteurs fait débat.

S'exprimant publiquement sur le sujet, Momo n'a pas hésité à qualifier cette initiative de pure supercherie. Le ministre suppose que ces fonds serviraient en réalité aux échéances électorales de 2026, notamment les municipales et législatives, plutôt qu'à la présidentielle annoncée. Pour étayer ses propos, il souligne l'apparente contradiction avec la position antérieure du MRC, qui s'était retiré des élections de 2020.

Le ministre va plus loin en remettant en cause l'éligibilité même de Kamto. Selon lui, les règlements internes du MRC empêcheraient leur président de se présenter en 2025, une affirmation qu'il appuie sur des déclarations vidéo de Kamto lui-même. Momo accuse l'opposition de détourner l'attention en se référant à la constitution plutôt qu'au code électoral, véritable cadre légal des élections.

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Cette prise de position s'inscrit dans un contexte de tensions grandissantes entre le RDPC, parti au pouvoir, et le MRC. En tant que président du PADDEC et allié du gouvernement, Momo réaffirme son alignement politique tout en dénonçant les tactiques de l'opposition.

La déclaration a provoqué des réactions contrastées : indignation dans le camp Kamto qui dénonce une tentative de discrédit, approbation du côté gouvernemental qui salue la franchise du ministre. Ce différend soulève des questions fondamentales sur la transparence du financement politique et l'intégrité des acteurs engagés.

Cette polémique autour de la levée de fonds illustre les fractures profondes de la scène politique camerounaise. À l'approche des échéances de 2025 et 2026, ces tensions risquent de s'accentuer, mettant en lumière les défis cruciaux de légitimité et de transparence dans le processus démocratique du pays.

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