Afrique: La fraternité humaine - Un appel à l'unité face aux divisions mondiales

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4 Février 2025

La Journée internationale de la fraternité humaine, célébrée chaque 4 février, est née d'un appel historique lancé par Sa Sainteté le pape François et Son Éminence M. Ahmed El-Tayeb, grand imam d'Al-Azhar. Ensemble, ils ont exhorté le monde à promouvoir la fraternité humaine comme réponse aux divisions, aux conflits et à la montée des intolérances.

Cette journée a été instaurée en 2020, célébrée pour la première fois en 2021 par les Nations Unies, elle s'inspire du Document sur la fraternité humaine signé à Abou Dabi en 2019 par les deux chefs religieux.

Son objectif d'après le document, est de favoriser la coexistence pacifique, la compréhension mutuelle et le respect des différences culturelles et religieuses.

Comme l'a souligné le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, "la Journée internationale de la fraternité humaine est l'occasion de célébrer les valeurs d'égalité, d'unité et de respect mutuel. Pourtant, aujourd'hui, nous assistons partout dans le monde à une montée de la discrimination, de la xénophobie et de l'intolérance, lesquelles viennent semer la discorde et déchirer le tissu social... »

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La même source de préciser qu'« il est de notre devoir à tous, y compris aux chefs religieux, de rechercher le dialogue plutôt que la division et de nous opposer à la haine partout où nous la rencontrons pour l'empêcher de s'installer et de se propager." »

La RDC et le Rwanda, une crise qui interpelle

Si cet appel à l'unité prend une portée universelle, il résonne particulièrement en Afrique, où les tensions entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda menacent la stabilité régionale.

Pays frontaliers, les deux nations gagneraient pourtant à faire de la paix une priorité, en témoignage des valeurs portées par cette journée.

Les affrontements entre les forces congolaises et les rebelles du M23, soutenus par Kigali selon les autorités congolaises, risquent d'envenimer une situation déjà fragile.

Les médias locaux et internationaux alertent quotidiennement sur cette crise, alimentée par des enjeux géopolitiques et économiques, qui pourrait devenir un foyer de guerre aux conséquences désastreuses pour la région des Grands Lacs.

Face à cette escalade, « la fraternité humaine ne doit pas être un simple concept, mais un impératif pour prévenir une nouvelle tragédie » rappelle le chef onusien.

Par ailleurs, l'histoire du génocide de 1994 au Rwanda rappelle tragiquement les dangers de la haine et de la division. Aujourd'hui, le dialogue et la réconciliation sont plus que jamais nécessaires.

Comme l'a indiqué les dirigeants religieux "La tolérance, le pluralisme, le respect mutuel et la diversité des religions et des convictions font prospérer la fraternité humaine."

Dans le même sillage, les précurseurs de cette journée soulignent également que "La foi pousse chaque croyant à reconnaître en l'autre un frère ou une sœur à aider et à soutenir. En croyant en Dieu, créateur de l'univers et de toute l'humanité, chacun est appelé à vivre cette fraternité en protégeant la création et en venant en aide aux plus pauvres et aux plus vulnérables."

Il faut noter que cette journée nous rappelle que l'avenir dépend de notre capacité à bâtir des ponts plutôt que des murs. Dans un monde en proie aux fractures, il est urgent de répondre à l'appel du pape François et du grand imam d'Al-Azhar pour « faire de la fraternité une réalité concrète et partagée ».

L'un des objectifs fondamentaux de cette journée est de renforcer la coopération internationale pour résoudre les défis économiques, sociaux, culturels et humanitaires, tout en promouvant le respect des droits humains et des libertés fondamentales, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion. Une vision plus que jamais nécessaire dans un monde marqué par les tensions et les divisions.

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