Le secrétaire général du Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG), Sékou Jamal Pendessa a fait savoir que des démarches sont en cours pour retrouver le journaliste Habib Marouane Camara, Kidnappé il y a quelques mois par des hommes en uniformes. C'était le mardi 04 février 2025 lors de la présentation du rapport annuel sur la liberté de la presse en Guinée, pour l'année 2024, à la maison de la presse de Guinée.
Ce syndicaliste rappelle ces quelques démarches qu'ils ont eu à méné auprès du Premier ministre, Amadou Oury Bah concernant la situation de ce journaliste.
<< Après l'arrestation de Habib Marouane, comme vous le savez, dès le lendemain, nous avons rencontré le Premier ministre, et avons fait une déclaration dans la nuit même concernant son enlèvement. Le PM semblait ne pas disposer de suffisamment d'informations en ce moment là. Il nous a alors rassuré qu'il chercherait à se renseigner pour savoir s'il se trouvait sous la garde des services de l'État. Si tel était le cas, il nous a garanti que ses droits seraient respectés et que son dossier serait traité conformément à la loi >>, a-t-il déclaré.
Il ajoute en faisant savoir qu'ils ne se sont pas limités là, ils ont également contacté le ministre de la justice pour le même cas.
<< Toutefois, nous ne nous sommes pas limités à cette première rencontre. Nous avons également contacté le ministre de la justice, qui nous a indiqué qu'il n'était pas en mesure de nous fournir davantage d'informations, précisant que le procureur était impliqué dans cette affaire. Nous avons alors pris contact avec le procureur général, qui, suite à une demande de l'avocat de Marouane, nous a demandé de patienter afin qu'il puisse suivre la procédure en cours. D'autres démarches ont été également entreprises, mais celles-ci ne peuvent être divulguées, car il s'agit d'un dossier sensible. Cependant, le SPPG continue de mener un travail minutieux >>, a-t-il précisé.
Il conclut en soulignant que le SPPG refuse de croire qu'il soit possible, en pleine capitale, que des individus portent des tenues de gendarmes et utilisent des véhicules de la gendarmerie sans qu'ils ne soient de véritables gendarmes.