La famille de la veuve Ngono Ayina Honorine a annoncé son intention d'engager des poursuites judiciaires contre l'hôpital central de Yaoundé, six jours après la disparition mystérieuse de son corps à la morgue. Cette affaire, qui a suscité l'émoi au sein de la communauté, met en lumière des dysfonctionnements inquiétants dans la gestion des dépouilles mortelles au Cameroun.
Selon Me Athanase Henri Atangana, petit-fils de la défunte, la famille a décidé de porter plainte contre l'établissement hospitalier, en ciblant particulièrement les responsables de la morgue. « Nous ne pouvons pas rester silencieux face à une telle négligence. Le corps de notre grand-mère a disparu sans explication, et nous exigeons des réponses claires et des sanctions », a-t-il déclaré.
La disparition du corps de la veuve Ngono Ayina Honorine remonte à la semaine passée. Depuis, malgré les recherches intensives menées par la famille et les autorités, aucune trace de la dépouille n'a été retrouvée. Cette situation a plongé les proches de la défunte dans un profond désarroi, d'autant plus que la matriarche était une figure respectée dans sa communauté.
Une affaire qui interpelle
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Cette affaire soulève des questions cruciales sur la gestion des morgues au Cameroun. Comment un corps peut-il disparaître sans laisser de traces dans un établissement aussi important que l'hôpital central de Yaoundé ? Les familles des défunts peuvent-elles encore faire confiance à ces institutions pour préserver la dignité de leurs proches décédés ?
La famille de la veuve Ngono Ayina Honorine espère que ces poursuites judiciaires permettront non seulement de faire la lumière sur cette disparition, mais aussi de pousser les autorités à renforcer les protocoles de sécurité dans les morgues. « Nous voulons que cela serve de leçon pour éviter que d'autres familles ne vivent un tel calvaire », a ajouté Me Atangana.
Réactions et soutiens
Depuis l'annonce des poursuites, de nombreux citoyens et organisations de la société civile ont exprimé leur soutien à la famille. Des appels à une réforme du système de gestion des morgues ont également été lancés, afin de prévenir de telles situations à l'avenir.
La famille de la veuve Ngono Ayina Honorine reste déterminée à obtenir justice. « Nous ne nous arrêterons pas tant que nous n'aurons pas obtenu des réponses et que les responsables n'auront pas été sanctionnés », a conclu Me Atangana.