Cameroun: Le PCRN interdit de défiler le 11 février - Une manœuvre contre Cabral Libii ?

10 Février 2025

Le PCRN de Cabral Libii vient d'être interdit de participation au défilé du 11 février 2025 par le sous-préfet de Yaoundé VI, Joseph Etoundi. Officiellement, cette interdiction est justifiée par le bicéphalisme qui règne au sein du parti. Cependant, une lecture politique plus approfondie laisse entrevoir une stratégie du gouvernement visant à affaiblir une candidature de Cabral Libii aux prochaines élections présidentielles.

Un contexte tendu

Depuis plusieurs mois, la situation au sein du PCRN est marquée par des tensions internes. Robert Kona, qui se présente comme le président du parti, est perçu par de nombreux observateurs comme un instrument politique destiné à diviser la formation de Cabral Libii. Cette division arrange le pouvoir en place, qui craint une opposition forte lors de la présidentielle de 2025.

Une stratégie de neutralisation ?

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

L'interdiction de défiler le 11 février ne serait qu'un premier pas vers une marginalisation politique. En empêchant le PCRN de s'affirmer sur la scène nationale, le gouvernement chercherait à freiner la montée en puissance de Cabral Libii, perçu comme une menace crédible face au pouvoir en place.

Une réaction attendue

Cette décision suscite déjà de vives réactions sur les réseaux sociaux. Les partisans du PCRN dénoncent une manipulation politique et appellent à la mobilisation. De son côté, Cabral Libii pourrait prendre la parole pour clarifier la position de son parti et annoncer la riposte à cette interdiction.

Quel impact sur la présidentielle 2025 ?

Si cette stratégie vise à fragiliser la candidature de Cabral Libii, elle pourrait toutefois se retourner contre ses instigateurs. En effet, cette mise à l'écart du PCRN pourrait renforcer sa légitimité aux yeux de l'opinion publique, qui pourrait voir en lui une alternative sérieuse au pouvoir en place.

AllAfrica publie environ 500 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.