Port Soudan — Le vice-président du Conseil de souveraineté, Malik Agar a publié lundi soir un communiqué au peuple soudanais et à la communauté internationale, régionale et arabe concernant les actions des Émirats Arabes Unis contre le Soudan en marge du sommet africain.
À la lumière des développements régionaux et internationaux actuels, et sur la base de ce que nous avons reçu concernant les mouvements agressifs visant notre sécurité nationale, je voudrais transmettre ce qui suit à l'opinion publique :
Les Émirats Arabes Unis mènent des actions néfastes contre notre patrie, le Soudan, en visant à organiser une conférence spéciale sur la situation au Soudan le 14 février 2025, en marge du sommet de l'Union Africaine, avec la participation d'organisations internationales et régionales telles que les Nations Unies, l'Union africaine, les Émirats arabes unis, l'Éthiopie et certains autres pays. Ces mouvements incluent également une invitation adressée à l'Egypte, mais la position égyptienne rejette toute participation à cette farce, ce qui est honorable et attendu d'elle. La vérité est que cette initiative ne vise qu'à déformer les faits et à poursuivre l'agression contre le Soudan.
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Nous condamnons fermement la tentative des Émirats arabes unis d'imposer leur agenda politique en soulignant la participation du Secrétaire général de l'ONU et du Premier ministre éthiopien à cette conférence. Nous espérons que l'Éthiopie adoptera une position qui tienne compte des intérêts communs. Cette réunion se tiendra dans la matinée du même jour que la réunion des chefs d'État du Conseil de Paix et de Sécurité Africain, prévue dans la soirée.
Ce timing planifié et malveillant n'est rien d'autre qu'une tentative de jouer sur la scène politique régionale et de créer des discussions loin des véritables intérêts du Soudan et de le transformer en un autre bazar politique qui sert les objectifs de l'agression émiratie contre le Soudan.
Nous rejetons totalement toute initiative ou réunion tenue sans la participation du Soudan pour discuter de ses affaires intérieures, en particulier lorsque l'initiative vient d'un pays extérieur au cadre de l'Union africaine.
De telles mesures constituent un crime et une agression globale contre un État africain qui cherche à protéger son territoire et sa souveraineté, et sont en conflit avec les principes fondamentaux sur lesquels repose l'Union africaine, fondés sur le respect de la souveraineté et de l'unité. Nous soulignons également les tentatives des Émirats arabes unis de blanchir leur image et de dissimuler leur implication directe dans le soutien au terrorisme en Afrique, en particulier au Soudan, en armant et en soutenant la milice des Forces de Soutien Rapide-FSR.
Quant à ses propos sur la fourniture d'aide humanitaire, ils révèlent la vérité qui prouve qu'elle continue de financer des opérations terroristes et de fournir des armes et du soutien aux milices de FSR , ce qui a provoqué en premier lieu l'exacerbation de cette souffrance humanitaire dans notre pays.
Le Soudan n'acceptera aucune ingérence ou manipulation dans le sort de son peuple ou dans la détermination de sa voie politique, et nous resterons déterminés à rejeter toute mesure qui servirait des agendas étrangers au détriment de notre souveraineté. Nous appelons tous les pays frères et alliés et les peuples épris de paix du monde à s'unir et à faire front commun face à ces tentatives qui ne servent que les intérêts des parties qui s'ingèrent dans les affaires de notre pays, soulignant que la seule façon de parvenir à la paix et à la stabilité est le dialogue fondé sur la justice et le respect de la sécurité nationale et de la souveraineté nationale.
Les efforts de l'armée soudanaise et des forces nationales qui combattent à ses côtés pour rétablir la sécurité et la stabilité dans notre pays se poursuivent pour mettre fin à la rébellion. Les récentes victoires sur le terrain - comme la reprise d'Al-Gezira, de Khartoum et de Bahri - ont prouvé que la solution militaire n'est pas définitive, mais qu'elle constitue une étape nécessaire pour ouvrir la voie à un dialogue politique global qui garantisse les droits des victimes et rétablisse l'État soudanais sur les bases de la justice et de l'État de droit.
L'Union africaine doit reconsidérer ses évaluations et ses décisions concernant le Soudan, d'autant plus qu'il s'agit d'une organisation régionale dont le but premier et la raison d'être de l'UA sont de soutenir les problèmes du continent, de ses peuples et de ses pays, et non de faire passer un agenda étranger à l'Afrique.
Enfin, nous affirmons que le Soudan restera soucieux de protéger sa souveraineté et ses intérêts nationaux par tous les moyens possibles. Le Soudan est un pays ancien dont nous ne transigerons pas sur la souveraineté, et son peuple n'acceptera pas que des pays alliés aux milices terroristes lui imposent une tutelle, et nous continuerons à défendre notre dignité, notre indépendance et notre libre destin.