Maroc: Seisme sans grand dommage dans le royaume chérifien - L'expertise marocaine a-t-elle joué ?

Dégâts séisme dans la province d'Al Haouz au Maroc ( illustration)
11 Février 2025

Le Nord du Maroc a été secoué, dans la nuit du 10 février 2025, par un séisme d'une assez forte magnitude, dont les répercussions ont été ressenties jusque dans la capitale Rabat.

Un tremblement de terre qui, selon les données préliminaires partagées par les sismiques mondiaux, s'établissait à 5 sur l'échelle de Richter, et qui a eu son épicentre dans les environs de Ksar El Kébir, non loin de la ville de Larache. Ce séisme s'est produit alors que le Royaume chérifien se relève douloureusement d'un autre plus dévastateur survenu le 8 septembre 2023, qui avait fait 3 000 morts et 5 500 de blessés.

La nouvelle réconfortante est que contrairement au tremblement de terre d'il y a moins de deux ans, qui reste traumatisant pour les Marocains, celui du 10 février n'a pas fait de dégâts. Il y aura eu plus de peur que de mal, par rapport à la précédente catastrophe qui avait provoqué des pertes en vies humaines considérables, détruit de nombreuses infrastructures, des villages entiers s'étant effondrés, laissant de milliers de familles sans abri. D'ailleurs, les opérations de reconstruction témoignent de l'ampleur de ce désastre qui a profondément marqué le pays.

Le séisme étant un phénomène naturel, les Marocains n'ont d'autre choix que de développer une vigilance constante

Ainsi, dès les premières heures du tremblement de terre, les autorités qui se sont immédiatement mobilisées, tentent, autant que faire se peut, de rassurer la population. Faut-il le rappeler, la rencontre des plaques tectoniques africaine et eurasienne fait du territoire marocain, une zone particulièrement sensible aux mouvements sismiques. Une réalité géologique avec laquelle vivent courageusement les Marocains.

Le séisme étant un phénomène naturel que la science ne peut empêcher, ils n'ont d'autre choix que de développer une vigilance constante. Les autorités en ont conscience, raison pour laquelle, elles ont maintenu un dispositif de veille en vue de répondre à d'éventuelles répliques. Mission que l'Institut national de géophysique (ING), structure étatique qui permet de mesurer et d'anticiper les phénomènes naturels, effectue avec brio. C'est dire si le Maroc qui se donne véritablement les moyens d'anticiper le pire sur son sol, dispose d'une expertise qui a surement joué dans la prévention de ce nouveau tremblement de terre. A quelques mois donc de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) qu'il organise, et du mondial dont il est le co-organisateur, voilà qui pourrait rassurer les uns et les autres.

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