Luanda — Le Représentant permanent de l'Angola auprès des Nations Unies, Francisco da Cruz, a déclaré mardi, à New York, que le fardeau de la dette limite la capacité du pays à financer des projets stratégiques essentiels pour le développement inclusif et la réduction de la pauvreté.
Intervenant à la réunion préparatoire d'analyse des priorités de l'Afrique pour la IVe Conférence internationale sur le financement du développement (FfD4), le diplomate angolais a souligné que la question est particulièrement critique et urgente, car elle compromet les progrès déjà réalisés en matière de diversification économique et d'attraction des investissements.
Selon le diplomate, cela constitue non seulement un défi économique, mais aussi un obstacle structurel au développement durable du continent.
Il a ajouté qu'avec des niveaux d'endettement croissants et des conditions de financement inégales, les pays africains sont contraints de détourner des ressources essentielles destinées à l'éducation, à la santé et aux infrastructures vers le remboursement de la dette, compromettant ainsi leur programme de développement.
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Dans ce contexte, il a défendu que les résultats de la FfD4 doivent inclure des engagements concrets pour réformer les institutions financières internationales, accroître l'accès au financement concessionnel et garantir que les pays africains disposent d'une marge de manoeuvre budgétaire pour mener leurs propres programmes de développement.
Selon l'ambassadeur, l'événement représente une opportunité de réaffirmer le besoin urgent de réformes de l'architecture financière mondiale, réitérant la nécessité de mécanismes équitables de restructuration de la dette qui prennent en compte les réalités africaines et apportent des solutions justes et pragmatiques.
Il a donc appelé à un engagement international sans faille en faveur de l'allégement de la dette et du financement du développement afin de promouvoir le progrès et mettre fin à un cycle de dépendance forcée et injuste.
L'événement était une initiative de la Mission permanente de la République arabe d'Égypte, en sa qualité de présidente du Groupe africain pour le mois de février, en collaboration avec la Mission permanente d'observation de l'Union africaine.
La rencontre visait, entre autres questions, à examiner les moyens possibles d'accélérer la réforme de l'architecture financière internationale et les mécanismes de restructuration de la dette afin de créer une structure économique mondiale plus inclusive et durable qui serve les intérêts des pays africains.