Congo-Kinshasa: Après la chute de Goma, des familles des militaires vivent difficilement

12 Février 2025

Après l'occupation de Goma par le M23, plusieurs familles de militaires, autrefois logées au camp militaire de Katindo, ont fui ce camp pour trouver refuge dans des écoles, des églises et des maisons autour de ce camp.

Composées en majorité des femmes et des enfants, une partie de ces familles sont sans nouvelles de leurs maris et pères, qui servaient le pays sous le drapeau.

Dans leurs lieus de refuge, ces personnes manquent de tout : nourriture, eau potable, soins médicaux et abris décents.

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Leur situation est encore plus difficile pour celles qui sont originaires d'autres provinces de la RDC et qui souhaitent rentrer chez elles, mais n'en ont pas les moyens.

A 52 ans, une mère de deux enfants, déjà éprouvée par le deuil de son mari militaire a dû quitter précipitamment le camp de Katindo et ses enfants après la chute de la ville de Goma.

Son sort est incertain comme celui de plusieurs autres familles des militaires :

« Mon mari est mort au front à Beni. Depuis sa disparition, je ne vivais qu'au camp Katindo. Le peu d'argent de solde que je recevais en son nom me permettait de prendre soin des enfants. Après l'attaque de la ville, nous avons fui dans des églises. Ici, la situation est aussi compliquée car ceux d'entre nous ayant fui dans des familles d'accueil ont été chassés ».

Elle demande aux personnes de bonne volonté de l'aider rentrer q son village natal Kabizo.

Pres d'elle, une autre femme, plus jeune décrit les conditions dans lesquelles vivent les familles des militaires depuis qu'elles ont quitté le camp Katindo :

« Nous vivons difficilement dans des conditions difficiles dans des églises. Nous n'avons pas de maladies et nos enfants sont exposés à des maladies. Les rebelles ont pris tous nos biens et ce qui nous rende encore plus vulnérables. Nous ne savons pas quand cette guerre prendra fin. Tout ce que nous voulons c'est voir ces rebelles partir afin que nous puissions regagner nos domiciles ».

A cote de l'assistance en besoins de première nécessité, de nombreuses de ces femmes déplacées demandent des moyens pour rentrer dans leurs villages d'origine.

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