Ile Maurice: Le vol de bois de santal dégénère en problème sécuritaire

13 Février 2025

«Un fléau.» C'est en ces termes que le vol de bois de santal est qualifié par les habitants d'un morcellement de l'Ouest. Alors que la pratique illégale dure depuis des années, depuis un certain temps, les voleurs se montrent agressifs lorsqu'ils sont questionnés alors qu'ils passent sur des propriétés privées...

En janvier, un habitant du morcellement a surpris une personne avec un sabre à la tombée de la nuit. Lorsqu'il lui a demandé les raisons de sa présence sur les lieux, l'homme est devenu agressif et l'a attaqué. La victime, avec le bras ensanglanté, a dû recevoir des soins à l'hôpital Victoria, Candos. Cependant, lorsqu'il s'est rendu au poste de police, la plainte n'a pas été enregistrée. Ce n'est pas la première fois que cela arrive, malgré les dossiers et preuves.

Récemment, d'autres personnes ont été menacées au sabre et au couteau, certaines ont même vu des lames placées sous leur gorge. Une des personnes explique que lorsqu'elle a confronté les intrus, ils lui ont dit qu'ils travaillaient sur un chantier à proximité. Mais comme il n'y en a pas, elle a posé encore des questions et a été menacée avec une machette. «C'est devenu très courant.»

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Selon les habitants, ces personnes, qui viennent pour le bois de santal, coupent les clôtures près de la route principale pour accéder au morcellement. Par la suite, à travers les terrains encore en friche, elles accèdent aux drains, pour ensuite remonter vers l'arrière du morcellement où pousse le bois de santal. Les habitants avancent qu'ils voient souvent ces personnes, qui n'habitent pas les lieux, entrer et redescendre avec des sacs en raphia remplis. Un des habitants, qui habite à proximité de la sortie du drain, confirme les mouvements récurrents.

Mais le problème est plus délicat. Dans ce morcellement habite un individu dont le nom a été cité dans plusieurs affaires, y compris la saga Franklin et une autre affaire liée au terrorisme. Cette personne, explique-t-on, a déjà été arrêtée et condamnée pour une autre affaire de drogue dans le passé. Certains, qui ont été surpris dans les drains, ont expliqué qu'ils vont voir cet habitant en question et comme la personne confirme à chaque fois, la situation devient de plus délicate.

Quant à la compagnie de sécurité, l'on explique que les employés n'ont pas le droit d'arrêter ou même d'immobiliser les suspects de vol de bois de santal.

Quelle est la solution ? «C'est simple, il faut trouver quelqu'un qui a une licence pour couper le bois de santal pour venir tout prendre», explique-t-on. D'ailleurs, plusieurs autres morcellements de la région font cela pour éviter ce genre de situation. «Le bois de santal est une plante qui pousse très vite dans les zones arides. La plante arrive à maturité très vite, en cinq à sept ans, d'où le fait que les vols soient constants.» Selon l'habitant, pour éliminer le problème, il faudrait un planning pour que cette essence soit enlevée des terrains en friche, ce qui assurerait la sécurité.

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