Port Soudan — Le chef du Mouvement des Jeunes pour le Changement et la Justice (MJCJ), le commandant Khalid Salis a dénoncé la position de l'Union africaine, estimant qu'elle "a laissé tomber le Soudan" en permettant à des États non membres d'interférer à travers ses portes, en référence au rôle joué par les Émirats arabes unis. Il a également souligné que les interventions étrangères, notamment par l'intermédiaire de l'IGAD, ont contribué à aggraver la situation au Soudan au lieu de trouver des solutions purement africaines.
Dans une déclaration à SUNA, le commandant Khalid Salis a exprimé le rejet catégorique du MJCJ de ce qu'il a décrit comme une « ingérence étrangère» dans les affaires soudanaises, soulignant le rôle de certains pays et organisations régionales dans l'influence du cours de la crise soudanaise.
Khaled a souligné que le gouvernement soudanais doit agir avec force au niveau diplomatique, soulignant la nécessité de prendre des mesures décisives au Conseil de sécurité de l'ONU contre toute tentative de porter atteinte à la souveraineté soudanaise. Il a également appelé l'Union africaine à reconsidérer ses positions et à ne pas se laisser utiliser comme un outil au service d'agendas extérieurs.
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Il a estimé que certains pays africains, comme le Tchad et le Kenya, sont devenus parties prenantes du conflit soudanais en fournissant un soutien logistique et une assistance à une certaine partie au conflit, appelant à une position africaine plus équilibrée et plus juste à l'égard du Soudan.
Le commandant Khaled a souligné que le Soudan poursuit la «bataille de la dignité » sous la direction des forces armées, soulignant la nécessité d'affronter quiconque cherche à prolonger la guerre ou à donner l'occasion de relancer les milices armées.