Addis Ababa — John Mahaam, chef de file de l'Union africaine pour la promotion de la justice et le paiement des réparations et président du Ghana, a souligné la nécessité urgente de renforcer les mécanismes juridiques et institutionnels aux niveaux national, régional et international afin de garantir des réparations pour les traumatismes historiques infligés à l'Afrique.
Il a décrit la traite transatlantique des esclaves, le colonialisme et l'exploitation néocoloniale comme des crimes odieux contre l'humanité, notant que plus de 12,5 millions d'Africains ont été déplacés de force et qu'au moins 2 millions d'entre eux ont péri pendant le passage du milieu ̵ le voyage maritime entrepris par les navires négriers de l'Afrique de l'Ouest vers les Antilles.
Le dirigeant a donc demandé que justice soit faite pour le traumatisme historique infligé à l'Afrique mondiale, car il ne s'agit pas seulement d'une conversation, mais d'une réalité.
"La justice pour le traumatisme historique infligé à l'Afrique mondiale n'est pas seulement une conversation, mais une réalité", a-t-il fait remarquer, appelant à une action unifiée et à un engagement inébranlable en faveur de cette entreprise de transformation.
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Les politiques coloniales ont étouffé la croissance industrielle de l'Afrique, entraînant la perte de milliers de milliards de dollars de ressources et perpétuant la dépendance à l'égard des économies étrangères, a ajouté le président Mahama.
"L'héritage de ce système brutal, du colonialisme, de l'apartheid, du génocide et de l'exploitation néocoloniale a laissé des cicatrices profondes et durables dans le tissu de nos sociétés.
Il a également appelé à une justice réparatrice globale, comprenant une compensation financière, une restitution, une réhabilitation et des garanties de non-répétition.
Rappelons que la conférence d'Accra sur les réparations, accueillie par le Ghana en novembre 2023, a constitué une étape décisive dans l'avancement du mouvement en faveur des réparations.
La conférence a réuni des dirigeants africains, des universitaires et des représentants de la diaspora pour jeter les bases d'un plaidoyer et de cadres politiques plus solides.
Ensuite, la Commission de l'UA, en collaboration avec des partenaires clés, a élaboré une feuille de route pour guider la mise en oeuvre de l'agenda des réparations, en s'alignant sur les aspirations de l'Agenda 2063.
L'initiative vise à mobiliser la volonté politique, à favoriser les partenariats et à accroître la sensibilisation afin de garantir un engagement durable au-delà de 2025.