Afrique: Les défis du VIH/SIDA face à la réduction de l'aide internationale

18 Février 2025

Souvent perçue comme étant la maladie de la honte aux allures d’une personne qui ne gère pas convenablement sa vie sexuelle, le VIH /SIDA est l’une des maladies au taux élevé dont le besoin de prévalence est d’une urgence capitale.

Avec un taux de croissance qui alarme les autorités gouvernementales et les aides aux arrêts, le facteur le plus menaçant se pose dans la prévoyance.

Depuis l’annonce du retrait de l’aide américaine via USAID en janvier, des milliers de travailleurs de la santé ont vu leurs financements gelés. Parmi les plus affectés figurent les personnes vivant avec le VIH.

Alors que les taux d'infection ont diminué dans certains pays touchés par un nombre alarmant de personnes vivant avec le VIH, l'impact de la fermeture de l'USAID pourrait inverser ces progrès.

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L'impact de l'arrêt de l'aide américaine sur la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique

Pour ne parler que de l’Afrique du Sud, du Kenya et de l’Ouganda, les attentes sont grandes, et les populations vivant avec le VIH sont particulièrement vulnérables à l'arrêt de l'aide.

En Afrique du Sud par exemple, les patients atteints du VIH craignent de perdre un traitement vital, c’est du moins ce que précise Africanews.

Selon la chaine panafricaine, au pays de Madiba, 5,5 millions de personnes bénéficient des traitements antirétroviraux, dont le financement est aujourd'hui remis en question après que Donald Trump a suspendu le Plan d'urgence du président pour la lutte contre le sida (PEPFAR).

Il faut dire que ce plan contribue à hauteur de 400 millions de dollars par an aux programmes de lutte contre le VIH et aux organisations non gouvernementales en Afrique du Sud, soit environ 17 % du financement total, selon le ministère de la Santé.

VOA rapporte que, selon les estimations de l'ambassade des États-Unis au Kenya pour 2023, les États-Unis ont investi au moins huit milliards de dollars dans ce pays via PEPFAR, permettant l'accès aux ARV à 1,3 million de personnes en 20 ans et sauvant ainsi "des millions" de vies.

Dans une interview accordée à L'Associated Press, Mme Winnie Byanyima, Directrice exécutive de l’ONUSIDA et secrétaire générale adjointe des Nations Unies a souligné que la perte de financements américains pour les programmes de lutte contre le VIH dans certains pays était catastrophique. Pour elle, «les financements extérieurs, principalement américains, représentent environ 90 % de leurs programmes».

Elle poursuit en précisant que près de 400 millions de dollars sont destinés à des pays comme l'Ouganda.

À l’en croire, l'Ouganda figure parmi les dix premiers bénéficiaires des fonds de l'USAID en Afrique.

BBC News Afrique relate que, suite aux données du gouvernement américain ( ForeignAssistance.gov ), le pays a reçu 295 millions de dollars en financement de la santé de l'agence pour l'exercice 2023, ce qui le place en troisième position après la Tanzanie (337 millions de dollars) et le Nigéria (368 millions de dollars).

La même source de préciser que l'USAID soutient ses programmes de lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme, la tuberculose et la lèpre (…) par conséquent, les donateurs étrangers financent 70 % de la lutte contre le sida en Ouganda.

Cette rupture de financement, bien qu’un défi, pourrait être un facteur de résilience pour la gouvernance africaine qui, à ce jour, se voit comme un levier majeur de basculement pour le secteur de la santé et précisément pour les personnes vivant avec le VIH.

En dépit de ces quelques pays mentionnés, ailleurs sur le continent, d’autres se retrouvent sous un joug qui permet d’alerter sur le virus de l'immunodéficience humaine.

Nonobstant le fait que l’information sur les risques d’être infecté ait déjà été mentionnée, l’Afrique doit toujours en être informée, et cela sans tenir compte des couches sociales.

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