La société civile africaine pour la Paix et la protection des personnes dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) a alerté sur le risque de la balkanisation du pays compte tenu de la complexité et de la gravité de la crise. En effet, elle prône l’adoption par consensus de la résolution A/HRC/S-37/L.1 dans le cadre de la 37ème session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme sur la situation des droits humains dans l’est de la RDC du 07 février 2025.
Dans un communiqué des organisations de la société civile, elle appelle à toutes les parties à observer un cessez-le-feu immédiat afin de permettre aux organisations humanitaires de sauver des vies et aux personnes déplacées pour un retour dans un climat de sécurité et de dignité.
Dans le même document, elle décrit la situation actuelle dans l’Est de la RDC. « Après la prise de Goma, le groupe armé M23 a démantelé des sites de personnes déplacées et a forcé les personnes à rentrer chez elles sans dignité ni garantie de sécurité ».
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De même, le communiqué indique que « le groupe armé M23 et ses alliés continuent de mener des attaques dans la province du Sud-Kivu et ils viennent de prendre la ville de Bukavu poussant des milliers de personnes en détresse à fuir leur avancée dans la région et vivent sans aucune assistance dans des conditions de vie précaires ».
Face à cette situation de violences sans précédent, les organisations de la société civile « condamnent toutes les violations massives commises, des droits humains, du droit international humanitaire et du droit des réfugiés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu en RDC, en particulier, les violences sexuelles liées au conflit, les exécutions sommaires, les enlèvements, les disparitions forcées, les attaques contre les casques bleus, les défenseurs des droits humains, les journalistes ; ainsi que les bombardements des déplacés sans discernement, et l’appui tant militaire que logistique des Forces de défense rwandaise au M23 ».
Dans le communiqué, ils rappellent que les attaques contre le personnel des Nations Unies et les acteurs humanitaires constituent un crime de guerre et exhortent les autorités congolaises à réunir les moyens pour enquêter sur tous les incidents et à traduire les principaux responsables en justice, devant les tribunaux nationaux ou internationaux.
Ainsi, ils exigent que le Rwanda et le M23 mettent immédiatement fin à leur action d’agression contre la RDC ainsi qu’aux atteintes graves des droits humains et se retirent immédiatement des territoires occupés en République Démocratique du Congo.
Toutefois, ils se disent conscients des efforts des Nations unies, de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) à Dar es Salaam, en République-Unie de Tanzanie, pour ramener la paix et la stabilité à l’est de la République Démocratique du Congo (RDC).