Les deux entités ont, le 18 février dernier, visité les infrastructures électriques pour se rassurer de l'état d'avancement de la construction des voies de transport électrique vers la cité capitale économique du Cameroun.
Le barrage de Nachtigal est dans toutes les têtes. Alors qu'on converge vers une optimisation de sa production (420 mw), l'une des questions fondamentales demeure le transport de l'électricité.
En effet, la ville de Douala, qui fait partie du Réseau Interconnecté Sud ( RIS), fait face aux délestages. Et pour en sortir, il est question de remplacer la plupart des transformateurs qui sont aujourd'hui vétustes ou dépassés ; travailler sur les lignes d'ossatures pour éviter les interruptions qui sont dues aux chutes des poteaux en bois.
C'est à cet effet que ce 17 février 2025, une délégation conjointe conduite par le ministre de l'Eau et de l'Énergie (MINEE), Gaston ELOUNDOU ESSOMBA, et des représentants de la Banque Mondiale, a effectué une visite d'inspection des infrastructures électriques de Yaoundé. La mission a couvert le poste de transformation de Ngousso (90/30/15 kV), la ligne 90 kV Ngousso-Nyom 2 et la ligne 400 kV Nyom 2-Nkolkoumou.
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Cette visite visait à s'assurer du niveau d'avancement des travaux et du respect du calendrier de mise en oeuvre pour une évacuation optimale de l'énergie électrique produite par le barrage de Nachtigal, notamment vers la ville de Douala afin de combler le déficit.
Faut-il le rappeler, le cinquième groupe du barrage hydroélectrique de Nachtigal est entré en scène. Comment les 420 mw produits à Nachtigal arriveront-ils dans les ménages via les lignes de transport, est la question sous-jacente dès lors. A date, 300 MW sont déjà injectés dans le RIS. Il est nécessaire de souligner que l'aménagement hydroélectrique de Nachtigal vient renforcer l'offre de production en énergie électrique dans le système électrique du Cameroun afin de répondre aux besoins des industries et des ménages.