En Centrafrique, après trois semaines de fermeture, le bloc opératoire du service de traumatologie de l'hôpital communautaire de Bangui est de nouveau opérationnel. Ce service, unique en son genre dans la capitale, avait été suspendu par le ministère de la Santé en raison de nombreux dysfonctionnements. Malgré la polémique et les manifestations qu'a suscitées cette décision, le ministère a justifié cette fermeture par la nécessité d'un audit pour identifier et corriger les imperfections.
Dans la salle d'opération, un patient attend une intervention d'urgence. Avec une blouse bleue sur le dos, le ministre de la Santé, Dr Pierre Somsé, donne le ton. « Nous sommes arrivés à une conclusion satisfaisante qui nous permet de remettre le service en fonction afin de comprendre les circonstances de cette perte sur le plan technique, administratif et professionnel. »
Il ajoute : « Cette fermeture n'a pas été irréfléchie. Lorsqu'il y a une crise, on ne la juge pas depuis la rue. Et c'est une leçon à tirer. La suspension ne doit pas seulement être une réponse à une crise, mais doit aussi relever de l'entretien. »
Des patients soulagés
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Les parents des malades sont dans la salle d'attente. Patrick, un père de famille, affiche un sourire soulagé : « La santé de ma fille se dégradait après trois semaines sans aucun soin. Victime d'une double fracture à la jambe gauche, elle n'a pas été opérée et sa tension ne cessait de monter. Heureusement, les activités ont repris, sinon elle allait mourir. »
Assis dans un fauteuil roulant, Miguel, lui, attend son tour avec inquiétude : « J'ai beaucoup souffert. Je n'ai pas les moyens de me faire évacuer à l'étranger, et il y a eu des complications au niveau de mon pied. S'ils réussissent l'opération sans amputation, je leur dirai merci. »
Pour le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), le ministère de la Santé doit suivre l'évolution de ce service afin de prévenir d'autres dysfonctionnements.