Genève — Le Ministre de la Justice Dr. Muawia Osman a presenté jeudi le communiqué du Soudan devant la séance de dialogue interactif sur le Soudan au Conseil des droits de l'homme à Genève sur la situation des droits de l'homme au Soudan.
Son Excellence a affirmé l'engagement du Soudan à respecter ses obligations internationales concernant la protection et la promotion des droits de l'homme dans le pays, soulignant que les forces armées soudanaises (l'armée nationale) sont des forces professionnelles qui exercent leur devoir constitutionnel de protéger la patrie et les civils et ont continué à adhérer aux normes stipulées dans le droit international humanitaire telles que la distinction, la nécessité militaire, la proportionnalité et la précaution, y compris les circulaires d'avertissement dans les zones d'engagement.
Il a souligné la nécessité de cesser immédiatement le soutien fourni par les Émirats arabes unis à la milice rebelle, qui est à l'origine de la prolongation de la guerre par le biais du soutien militaire, logistique et politique fourni par la milice rebelle.
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Il a ajouté que la résistance populaire suivante qui a eu lieu dans le pays est un soulèvement populaire défensif spontané qui a été organisé et encadré conformément au Règlement de mobilisation populaire et de résistance de 2024 basé sur la loi sur le service de réserve de 2013, et il opère donc sous le commandement, le contrôle et la domination des forces armées soudanaises.
Son Excellence a également évoqué les efforts déployés par l'État pour fournir des mécanismes de réponse et de protection aux victimes de violences sexuelles, tels que la création de maisons d'hébergement pour les survivants, la facilitation de leur accès aux recours et à la justice, la simplification des procédures judiciaires pour s'adapter à la situation d'urgence humanitaire et le renforcement du rôle des institutions nationales pour prévenir l'exploitation et le harcèlement sexuels dans les situations d'urgence.
Il a renouvelé l'engagement du gouvernement soudanais à faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire dans les zones touchées par l'intermédiaire du Haut Comité conjoint pour les urgences humanitaires, notamment en ouvrant les postes frontières, en particulier celui d'Adra, malgré les efforts continus des milices rebelles pour empêcher et entraver l'accès humanitaire et leur politique de famine systématique de la population pour atteindre des objectifs militaires et politiques.
Son Excellence a appelé la communauté internationale à mobiliser les efforts nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires croissants à la lumière de la situation actuelle. Il a également renouvelé l'engagement de l'État à instaurer une paix et une stabilité justes de manière à répondre aux aspirations du peuple soudanais, à préserver sa dignité et à mettre fin à ses souffrances humaines.
Soulignant la coopération continue du Soudan avec les mécanismes internationaux et régionaux des droits de l'homme d'une manière qui respecte la souveraineté de l'État, l'indépendance politique et l'unité nationale, mettant en garde contre le mépris continu de certains pays pour les principes de la Charte des Nations Unies en ne portant pas atteinte au principe de souveraineté nationale et de reconnaissance des États et des gouvernements, ce qui menace de compromettre la stabilité des relations internationales.
57 pays ont participé à la session et ont fait des déclarations, dont la grande majorité soutenait le Soudan et appelait à la non-ingérence dans ses affaires intérieures, au respect de sa souveraineté, de son unité et de son intégrité territoriale et à la préservation de ses institutions nationales. Ils ont également appelé à la mobilisation de l'aide humanitaire, saluant la décision du gouvernement de prolonger l'ouverture du point de passage d'Adre et saluant la coopération du gouvernement avec les mécanismes des droits de l'homme, en particulier avec le bureau du pays et le mandat de l'expert désigné.\ OSM