Madagascar: Un nouveau scandale révèle l'ampleur des spoliations foncières

Le Bianco, le Bureau indépendant anti-corruption, vient de démanteler un réseau illégal spécialisé dans les accaparements de terrain. Il ciblait en priorité les quartiers huppés d'Antananarivo. Dans un contexte de forte demande immobilière, de grandes villes malgaches connaissent régulièrement de telles affaires.

Des chefs d'arrondissement administratifs, une notaire ou encore des agents immobiliers... Douze personnes ont été présentées au Pôle anti-corruption d'Antananarivo. Elles sont soupçonnées d'avoir élaboré ensemble un vaste système d'accaparement de terrains inoccupés.

Après avoir repéré une parcelle dans un quartier favorisé de la capitale, les membres du réseau se faisaient passer pour les héritiers d'anciens propriétaires à l'aide de faux actes administratifs. Une revente fictive servait ensuite à les blanchir avant qu'un véritable acheteur ou locataire ne soit trompé. Tout cela dans le dos des vrais propriétaires. Sur l'un de ces terrains spoliés, le Bureau indépendant anti-corruption a récemment saisi un immeuble construit par un investisseur étranger piégé par le réseau.

Un projet de loi prévoit un durcissement des sanctions

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Il y a deux semaines, c'est dans la ville d'Antsirabé qu'une enquête a été ouverte pour des faits comparables impliquant un ancien maire de la commune. Ces révélations interviennent dans un contexte où la forte croissance démographique des villes malgaches, portée par l'exode rural, conduit à une explosion de la demande de terrains et de logements.

Pour lutter contre ces spoliations, le gouvernement malgache prépare actuellement un projet de loi prévoyant un durcissement des sanctions.

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