Une Constitution de transition au Soudan est née à Nairobi lundi 3 mars. Près de deux ans après le début de la guerre qui oppose les paramilitaires à l'armée, les Forces de soutien rapide et leurs alliés veulent installer rapidement un gouvernement parallèle dans les régions sous leur contrôle au Darfour et au Kordofan. Elles s'y sont engagées fin février. Au total, douze parties ont signé l'accord sur une Constitution de transition qui devrait gérer la prochaine période dans les régions du Darfour et du Kordofan, sous domination de cette alliance.
Les choses se précipitent au Soudan. Les Forces de soutien rapide (FSR) et leurs alliés tentent d'arracher en politique ce qu'ils ont perdu face aux avancées militaires de l'armée, surtout dans la capitale Khartoum. Après la charte fondatrice du Soudan et le gouvernement parallèle qui est en passe d'être formé, une nouvelle Constitution pour le nouveau Soudan a été annoncée par les alliés de Nairobi dont Abdel Rahman Daglo, le numéro deux des FSR est à la tête.
Selon une copie du texte qui a fuité dans la presse, la nouvelle Constitution de transition garantit la laïcité de l'État, la démocratie et la décentralisation. Elle cherche également à séparer la religion de l'État, mais aussi les identités culturelles, ethniques et régionales, ce qui semble très ambigu.
Une transition divisée en deux périodes
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Quant au système de gouvernance, il sera décentralisé aux niveaux politique, administratif, constitutionnel et financier. À la tête du pays, il y aura une sorte de « Conseil de ministres présidentiel » alors que le Soudan sera divisé en huit régions, stipule le texte. Concernant la transition, cette dernière sera divisée en deux périodes. La première « s'étendra jusqu'à l'annonce officielle de la fin de la guerre » indique le texte.