Afrique de l'Est: L'UNESCO investit 8M$ pour protéger les eaux du Kilimandjaro

Le sommet du Kilimandjaro s’appelle le pic Uhuru. Ce sommet se trouve à 5 895 mètres d’altitude. Ce n’est pas seulement le plus haut sommet d’Afrique, mais aussi le quatrième au monde avec le mont Everest au numéro 1.
10 Mars 2025

La Directrice générale de l'UNESCO, Mme Audrey Azoulay, a annoncé une nouvelle initiative pour protéger la ressource en eau et la biodiversité dans la région du Kilimandjaro, en Tanzanie. Une annonce faite dans un communiqué de l’organisme publié le 07 mars 2025.

Le document informe que c’est un projet de 8 millions de dollars, alliant recherche scientifique et soutien aux populations locales, qui bénéficiera aux plus de 2 millions de personnes qui dépendent directement des eaux du plus haut sommet d'Afrique.

« La fonte des glaciers du Kilimandjaro, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987, représente une menace imminente pour plus de deux millions de personnes en Tanzanie et au Kenya. La communauté internationale doit soutenir les autorités et les populations locales pour protéger cette ressource vitale. Notre Organisation va investir 8M$ à cette fin au cours des prochaines années », a déclaré Mme Audrey Azoulay, en marge d'une réunion avec Samia Suluhu Hassan, Présidente de la Tanzanie.

« En partenariat avec la FAO, ce projet financé par le Fonds mondial pour l'environnement se traduira d'abord par un soutien accru à la recherche scientifique », comme l’a indiqué le document. Ensuite, les experts de l'UNESCO réaliseront une cartographie des systèmes aquifères de la région, en vue de donner à 100 000 personnes supplémentaires un accès direct à l'eau potable.

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Il s'agira aussi d'améliorer le stockage et la disponibilité des eaux souterraines pendant la saison sèche, au profit de 615 000 personnes exposées à des pénuries d'eau.

La même source a fait un état des lieux du mont Kilimandjaro qu’elle considère comme un véritable « château d'eau » qui subit les pressions combinées du dérèglement climatique, de la déforestation et de l'augmentation de la demande en eau.

« La fonte de ses glaciers, qui pourraient disparaître complètement d'ici 2040, associée à des sécheresses de plus en plus récurrentes, menace la disponibilité de l'eau et la stabilité des écosystèmes en Tanzanie et au Kenya », a-t-elle précisé.

D’après le même communiqué, un observatoire scientifique va être mis en place pour surveiller la qualité de l'eau, les niveaux des nappes phréatiques et la santé des écosystèmes. Il reposera sur une coopération étroite entre les chercheurs de la Tanzanie et du Kenya.

Il faut noter qu’une première réunion constitutive s'est tenue cette semaine à Arusha. Par ailleurs, « l'UNESCO prévoit de former 200 professionnels de l'eau supplémentaires au niveau local et national », a assuré le communiqué.

Pour rappel, l'initiative annoncée par Mme Audrey Azoulay s'inscrit dans le cadre de l'Année internationale de la préservation des glaciers, dirigée par l'UNESCO et l'OMM. La première Journée mondiale des glaciers se tiendra le 20 mars prochain.

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