Le mois de mars continue de mettre la femme à l'honneur. Ce 10 mars, le monde commémore la Journée internationale des femmes juges, une date qui prône la justice, l’égalité, le vivre-ensemble et la liberté. Instaurée en avril 2018, cette journée vise à lutter contre les inégalités qui persistent dans le système judiciaire.
Il est vrai que la femme a longtemps été reléguée à un rôle secondaire, considérée comme une exécutante plutôt qu'une décideuse. Au-delà des normes étatiques établies par les hommes et qui tendent à réduire les femmes à des rôles de substitution, celles-ci revendiquent aujourd’hui leur indépendance et leur place dans les prises de décisions.
En Afrique, comme ailleurs, des femmes se sont battues pour être reconnues à l’égal des hommes dans le domaine de la justice. Parmi elles, Mandisa Muriel Lindelwa Maya, juge sud-africaine, ou encore la Béninoise Reine Alapini-Gansou, première femme à siéger à la Cour pénale internationale en 2017.
L’impact de la femme selon le système onusien
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Selon l’ONU, la représentation des femmes dans le système judiciaire est importante pour de nombreuses raisons.
En plus de garantir que le système juridique est développé en tenant compte de l'ensemble de la société, elle inspire la prochaine génération de femmes juges et les incite à atteindre leurs objectifs.
La même source informe que les femmes dans le système judiciaire sont des agents du changement et prônent pour une plus grande responsabilisation de ce système, ce qui engendre la perturbation des réseaux de collusions afin de diminuer la corruption.
L’une des raisons ayant motivé la création de cette journée par l’Organisation des Nations Unies est aussi l’égalité entre les sexes, qui est le 5ième pilier des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030.
Pour les Nations Unies, « la participation active des femmes, sur un pied d’égalité avec les hommes, à tous les niveaux des processus de décision est indispensable pour parvenir à l’égalité, au développement durable, à la paix et à la démocratie ».
Si Mandisa Muriel Lindelwa Maya et Reine Alapini-Gansou sont des exemples marquants de l’évolution du rôle des femmes dans le domaine judiciaire, d’autres figures africaines illustrent cette dynamique. On peut citer la Gabonaise Rose Francine Rogombé, qui fut juge avant de devenir présidente de la République par intérim après le décès du président Omar Bongo. En Gambie, Fatoumata Sowe et Mariama Jatta ont marqué l’histoire en devenant les premières femmes juges des tribunaux de la charia.
Au Cameroun, la juge Florence Rita Arrey, membre du Conseil constitutionnel depuis février 2018, est la première et seule femme à y siéger.
Pour n’en citer que ces femmes, ces exemples ne sont qu’une illustration de la détermination de nombreuses femmes à faire valoir leurs droits, mais aussi, à démontrer leur potentiel et à mettre en avant leurs compétences pour l’évolution de leurs états, et du continent africain.