Le Leppi, pagne indigo de la Guinée Conakry, est désormais protégé par une Indication Géographique Protégée (IGP), apprend-on des médias locaux. Attribuée par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), cette reconnaissance marque un tournant dans la culture et le savoir-faire artisanal du pays.
Il faut noter que la Guinée compte plusieurs types de pagnes avec différents processus de fabrication. Cependant, la particularité du Léppi réside dans le fait d’être confectionné en une seule et unique couleur : l’indigo.
Ce tissu emblématique représentant l’ethnie Peul est porté lors des mariages, et autres cérémonies familiales. Aujourd’hui, il est de plus en plus adopté par d’autres pays du continent de par son originalité, ce qui vend la destination guinéenne dans toute l’Afrique.
Il faut préciser que la commercialisation du Léppi ne se limite pas qu’aux frontières guinéennes. En effet, il s’exporte en Afrique de l’Ouest notamment au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Togo et au Bénin.
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Par conséquent, cette reconnaissance ouvre des perspectives économiques sur le marché international de l’artisanat, un combat longtemps mené par l’Office National de Promotion de l’Artisanat de la Guinée Conakry (ONPA).
Ce projet a abouti grâce au soutien d’Enabel et de l’Union Européenne a confié la Directrice Générale de l’ONPA, Mme Marie Somparé, aux micros de nos confrères de Generations224.
« Pour la certification en matière d’indication géographique, c’est la reconnaissance d’un produit propre au territoire d’un pays car le Leppi, nous l’avons en commun avec le Sénégal et la Gambie. Sur les 2971 producteurs identifiés répartis dans 39 groupements d’intérêts économiques, 19 coopératives et 36 artisans individuels, nous avons retenu et regroupé à l’issue de l’évaluation 50 qui se sont retrouvés dans un groupement appelé Groupement Représentatif IGP Leppi de Guinée, porteur du projet, que nous avons appuyé pour faire de ce savoir-faire ancestral, un patrimoine made in Guinea » a-t-elle indiqué.
A l’en croire, la prochaine étape « consistera à sensibiliser les tisserands pour une production d’un leppi de meilleure qualité afin qu’il soit exportable à l’échelle mondiale ».
Cette avancée marque une étape cruciale pour la protection et la promotion du patrimoine guinéen à travers le textile.