Cameroun: Appel à la suspension du pays du Commonwealth en cas de fraudes électorales en 2025

Les mouvements fédéralistes anglophones basés en Angleterre ont lancé un appel pressant au Commonwealth, demandant la suspension du Cameroun en cas de fraudes électorales lors des prochaines élections présidentielles de 2025. Cette demande intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les régions anglophones et le gouvernement central du Cameroun, marqué par des années de crise socio-politique et des accusations récurrentes de marginalisation.

Un appel symbolique et stratégique

Les groupes fédéralistes, représentant les intérêts des populations anglophones du Cameroun, estiment que les élections de 2025 seront un test crucial pour la démocratie camerounaise. Ils affirment que toute irrégularité électorale devrait entraîner des conséquences internationales, notamment la suspension du Cameroun du Commonwealth. Cette organisation, qui regroupe principalement d'anciennes colonies britanniques, est perçue comme un levier important pour exercer une pression diplomatique sur Yaoundé.

Une crise anglophone qui perdure

La crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, majoritairement anglophones, dure depuis plusieurs années. Les revendications initiales portaient sur une plus grande autonomie et une meilleure représentation des anglophones au sein de l'État camerounais. Cependant, le conflit a dégénéré en une crise sécuritaire, avec des violences armées et des violations des droits de l'homme des deux côtés.

Les mouvements fédéralistes accusent régulièrement le gouvernement camerounais de réprimer les voix dissidentes et de manipuler les processus électoraux pour maintenir le parti au pouvoir. L'appel à la suspension du Cameroun du Commonwealth s'inscrit dans cette logique de dénonciation des pratiques jugées anti-démocratiques.

Les enjeux pour le Cameroun

Le Cameroun, membre du Commonwealth depuis 1995, bénéficie d'une certaine visibilité et de soutiens internationaux grâce à cette affiliation. Une suspension représenterait un revers diplomatique majeur pour le pays, isolant davantage le gouvernement sur la scène internationale. Cela pourrait également affecter les relations économiques et les investissements étrangers, essentiels pour l'économie camerounaise.

Réactions et perspectives

Pour l'instant, le gouvernement camerounais n'a pas réagi officiellement à cet appel. Cependant, les autorités ont toujours nié les accusations de fraudes électorales et de marginalisation des anglophones. Elles insistent sur leur engagement en faveur de l'unité nationale et du dialogue.

Les élections de 2025 seront donc un moment clé pour le Cameroun, tant sur le plan interne qu'international. La communauté internationale, et notamment le Commonwealth, sera observée de près pour voir si elle prendra des mesures concrètes en cas d'irrégularités.

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