Arrivé la veille au Niger, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, s'est rendu, ce mercredi 12 mars, sur le site minier de la Somaïr, à Arlit, dans le nord du pays, où plus de 1400 tonnes de concentré d'uranium sont entreprosés depuis que Niamey en a bloqué les exportations.
Cinq mois après la dernière visite d'un représentant de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) au Niger - c'était au mois d'octobre -, Niamey a accueilli, mardi 11 mars, son directeur général en personne, Rafael Grossi, qui n'était encore jamais venu dans le pays depuis sa prise de fonction il y a cinq ans.
« L'AIEA est prête à soutenir le Niger dans la santé, l'énergie et l'environnement, via la science et la technologie du nucléaire », a notamment écrit ce dernier dans un message posté sur le réseau social X dans lequel il remercie aussi la ministre nigérienne de l'Energie, Haoua Amadou, pour son accueil chaleureux.
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Accepter Gérer mes choix L'une des principales missions de l'AIEA étant de garantir la sécurité et l'utilisation des matières radioactives, Rafael Grossi s'est notamment rendu à Arlit, dans la mine d'uranium de la Somaïr, dernière filiale en activité d'Orano au Niger dont le groupe français dit avoir perdu le contrôle opérationnel à la suite d'un litige avec l'Etat nigérien, co-actionnaire, qui maintient par ailleurs fermé sa frontière avec le Bénin par où était exporté le combustible nucléaire. Résultat : les stocks sur place s'accumulent, le chiffre de plus de 1400 tonnes de concentré d'uranium entreposé sur place étant actuellement avancé.
Alors que les autorités nigériennes ont déjà évoqué de nouveaux partenariats russes, turcs ou iraniens pour l'écouler, il ne fait aucun doute que le dossier a été au coeur des discussions.