Ile Maurice: Aruna Gangoosingh porte plainte à l'IPCC

L'internaute Aruna Gangoosingh a de nouveau été arrêtée le vendredi 14 mars. Elle a passé une nuit en cellule policière avant d'être relâchée sur parole le samedi. L'arrestation de l'habitante de Rivière-des-Créoles fait suite à un mandat d'arrêt émis par le tribunal de Pamplemousses. Selon la police, Aruna Gangoosingh ne se serait pas présentée au tribunal de Pamplemousses en janvier dans le cadre de son arrestation en novembre dernier, à la suite d'une plainte déposée par une habitante de Pointe-aux-Canonniers, âgée de 74 ans. L'affaire est en cours.

Pour rappel, cette habitante de Pointe-aux-Canonniers avait accusé Aruna Gangoosingh d'être entrée dans sa cour, le 24 novembre vers 12 h 37, accompagnée de sa petite-fille de 18 ans, et d'avoir tenté d'ouvrir la porte principale de sa maison sans autorisation. Selon la septuagénaire, alors qu'elle se trouvait au poste de police de Pointe-aux-Canonniers pour faire sa position, Aruna Gangoosingh aurait surgi dans la salle d'accueil du poste, et aurait tenu des propos grossiers et haineux à son encontre. Des policiers avaient également porté plainte contre l'internaute pour outrage.

Aruna Gangoosingh avait été arrêtée à l'aéroport en novembre dernier alors qu'elle se rendait à La Réunion pour des soins médicaux. L'internaute estime avoir été illégalement arrêtée vendredi. Elle a porté plainte auprès de l'Independent Police Complaints Commission (IPCC), ce lundi 17 mars. Elle s'interroge sur la manière dont un mandat d'arrêt a pu être émis contre elle alors qu'elle n'était pas au pays. Le jour où elle devait se présenter en cour, elle était en traitement à La Réunion. Après son arrestation en novembre, elle avait fait une demande auprès de la cour pour être autorisée à voyager pour des raisons médicales.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Elle affirme avoir eu une hémorragie durant sa nuit en détention policière et avoir reçu des soins à l'hôpital de Mahébourg. Elle a été arrêtée vendredi alors qu'elle s'était présentée au poste de police de Mahébourg pour signer sa présence. C'est à ce moment-là qu'elle a appris qu'un mandat d'arrêt avait été émis contre elle, alors que le Passport and Immigration Office était au courant de son départ et de son retour au pays. Elle affirme être victime de menaces de mort et avoir déjà alerté les autorités.

AllAfrica publie environ 500 articles par jour provenant de plus de 120 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.