Madagascar: Farafangana - Un ravisseur abattu, six suspects placés en détention provisoire après un enlèvement meurtrier

Un kidnapping, suivi d'une demande de rançon, a déclenché une vaste opération des forces de l'ordre. L'intervention s'est soldée par la mort d'un des ravisseurs et l'arrestation de plusieurs complices, révélant l'horreur d'un crime prémédité. Le 27 février dernier, aux alentours de 4h30, un père de famille a reçu un appel angoissant : sa soeur avait été enlevée, et les ravisseurs ont exigé une rançon de 4,5 millions d'ariary pour sa libération. Dans la panique, il a transféré 1 million d'ariary via Mvola, espérant sauver la victime. Malgré ces efforts, la situation s'est aggravée. Le 2 mars, après plusieurs jours sans nouvelles, une plainte a été déposée auprès de la Gendarmerie. L'enquête a révélé que du 21 au 28 février, la victime et ses ravisseurs avaient échangé de nombreux appels, permettant aux forces de l'ordre de localiser les suspects à Anilobe.

Une traque sans relâche

Le 3 mars, une opération d'arrestation visant Lohisy, l'un des cerveaux présumés du crime, a été déclenchée. Celui-ci a pris la fuite, mais son complice a été interpellé en compagnie de deux femmes, identifiées comme leurs épouses. La perquisition, menée à leur domicile, a permis de retrouver un bijou en or de 5 g, porté par l'une des femmes, ainsi que la carte d'identité et le téléphone de la victime. Pris au piège, l'individu a avoué sa participation au crime et a conduit les enquêteurs jusqu'à une forêt de Befotaka Ihara, dans le district de Vangaindrano. Sur place, une découverte macabre a confirmé les pires craintes : le corps sans vie de la femme enlevée gisait, portant de multiples blessures à l'arme blanche et des lésions au niveau de la bouche.

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La traque s'est poursuivie le 5 mars, menant les forces de l'ordre à Agnapala, dans la commune de Fenoarivo, district de Farafangana. Cerné par les gendarmes, Lohisy a tenté de s'échapper grâce à une issue de secours aménagée dans son repère. Face à son refus d'obtempérer et à sa résistance, les forces de l'ordre ont été contraintes d'ouvrir le feu, le neutralisant sur place. Finalement, lundi, huit suspects ont été présentés devant la justice. Six d'entre eux ont été placés en détention provisoire, tandis que deux autres, âgés de plus de 70 ans, ont été laissés sous contrôle judiciaire.

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