Les combattants du M23 sont arrivés sur zone, mercredi 19 mars dans la journée, avant d'entrer dans cette cité, carrefour du Nord-Kivu, après des affrontements avec l'armée congolaise.
Affrontements dans les rues et tirs d'artillerie ont résonné durant de longues heures dans la ville, mercredi 19 mars. Et « l'agglomération de Walikale-Centre » est donc « aux mains des combattants du M23 » indique ce jeudi 20 mars dans la soirée une source militaire de République démocratique du Congo (RDC). Une situation qui inquiète les organisations humanitaires, notamment Médecins sans frontières (MSF), qui a une base dans la ville.
« Des explosions massives ont eu lieu à proximité de l'hôpital général de Walikale. Les équipes de MSF s'inquiètent d'un potentiel afflux de blessés dans les prochaines heures et les prochains jours », a déclaré Marco Doneda, chef-adjoint de la mission de l'ONG.
Avant même l'arrivée des combattants du M23 dans l'agglomération de Walikale, la population, paniquée, a commencer à fuir vers l'ouest de la ville, comme l'explique cet habitant : « Cela a plongé la population dans la peur, dans la panique. Il y a eu un déplacement massif. Certains dans des hôpitaux, d'autres dans des églises, d'autres dans des forêts ou dans des campagnes pour s'abriter. Tout le monde observe. Beaucoup de peur et de panique règne au sein de la population. »
Selon des témoins joints par RFI, c'est vers la ville de Mubi, à 30 kilomètres à l'ouest de l'agglomération de Walikalé, sur la nationale 3, que la population a fui et qu'une partie des militaires de l'armée congolaise basée dans la zone s'est repliée.