Le ministère de la Santé appelle à la vigilance et à l'implication de tous pour lutter contre la prolifération du moustique tigre, vecteur de maladies virales graves telles que le chikungunya et la dengue.
Après la détection d'un premier cas de chikungunya à La Preneuse la semaine dernière, la surveillance sanitaire a été renforcée dans la région Ouest depuis le jeudi 20 mars, suite à l'apparition de deux nouveaux cas, portant à trois le nombre total de cas enregistrés à Maurice au cours des deux dernières semaines. Un deuxième cas local a été confirmé chez un habitant de l'EDC à Rivière-Noire, jeudi, et un troisième cas a été détecté à Tamarin hier.
Le deuxième cas concerne un homme de 45 ans, présentant des symptômes de fièvre et de douleurs articulaires. Après s'être rendu à l'hôpital Victoria à Candos jeudi, il a subi des tests dont les résultats se sont révélés positifs. Conformément au protocole sanitaire, il a été admis dans une chambre sous moustiquaire, et son état de santé est jugé stable.
Quant au troisième cas, il s'agit d'une expatriée de 42 ans résidant à Tamarin. Elle s'est rendue dans une clinique à Curepipe hier matin, se plaignant de fièvre et de douleurs. Après des tests effectués sur ordre du médecin, les résultats ont confirmé qu'elle était porteuse du virus. Elle a été admise à l'hôpital et son état est également stable. Elle n'a pas voyagé récemment, ce qui suggère qu'elle a été contaminée localement.
Le Dr Fazil Khodabaccus, directeur des services de santé publique, a indiqué que l'exercice de «contact tracing» est en cours. Il a également confirmé qu'un lien probable avait été établi entre le premier cas à La Preneuse et celui de Rivière-Noire. En conséquence, des mesures sanitaires renforcées ont été mises en place, notamment autour de Tamarin. Le Dr Khodabaccus a également précisé que la première patiente, dont la positivité avait été confirmée le 15 mars, est déjà rentrée chez elle et se porte bien.
Le médecin exhorte la population à éliminer tout objet susceptible de favoriser la prolifération des moustiques. En complément des fumigations régulières réalisées par le ministère de la Santé, il recommande de détruire les gîtes larvaires tels que les soucoupes de pots de fleurs, les capsules, les contenants, ainsi que les assiettes ou bols usagés. Les réservoirs d'eau dans les jardins doivent être bien couverts.