Centrafrique: L'ambassadeur de Belgique rencontre le chercheur incarcéré Joseph Figueira

Le chercheur belgo-portugais Joseph Figueira Martin a reçu cette semaine dans sa cellule du camp de Roux, à Bangui, la visite du nouvel ambassadeur du royaume de Belgique, installé au Cameroun et venu remettre ses lettres de créance au président Touadéra. Ce spécialiste des peuls et de la transhumance est en prison depuis 10 mois, avec de lourdes charges de complot, notamment.

C'est en même temps que cinq autres ambassadeurs qu'Alain Leroy a remis ses lettres de créance mardi au président Faustin-Archange Touadéra. L'ambassadeur de Belgique, avec résidence à Yaoundé, s'est entretenu avec le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène.

Il a également rendu visite à Joseph Figueira Martin en prison, et échanger avec ses avocats. Si le ministère belge des Affaires étrangères refuse de commenter la visite et les entretiens diplomatiques, un proche du dossier assure que le Garde des Sceaux a renvoyé toute évolution de la situation à la prochaine session de la cour criminelle de Bangui, dont la date n'est pas encore connue.

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Mais les avocats de Joseph Figuiera Martin veulent un dénouement avant le procès, ils ont déposé pour cela une demande de non-lieu, en raison selon eux de la « vacuité » de la procédure. Ils s'étonnent par exemple que Joseph Figueira n'ait été entendu que deux fois, alors qu'il fait l'objet de six lourds chefs d'inculpation.

Un des interlocuteurs du nouvel ambassadeur l'a trouvé « concerné et déterminé ». Les proches du prisonnier demandent à la Belgique et au Portugal d'être plus actifs. Ils s'étonnent du silence de l'Union européenne, bailleur important de la Centrafrique, d'autant que Joseph Figueira a été victime de violences physiques lors de son arrestation par des mercenaires russes de Wagner à Zémio, dans le sud-est du pays, où il conduisait une mission de conseil pour une ONG américaine.

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