Un important coup de filet policier a permis de mettre à jour un réseau présumé de traite d'êtres humains opérant à Flic-en-Flac. L'opération, menée par l'Inspecteur Sunnia et ses hommes de la Division ouest, a eu lieu dans la soirée de jeudi dernier, dans une villa située sur l'avenue Crécerelles, où plusieurs individus ont été interpellés. L'intervention a été réalisée sur la base d'informations jugées crédibles et sous la supervision de l'Assistante surintendant de Police Appadoo.
Munis d'un mandat de perquisition, les policiers ont investi les lieux aux alentours de 20h30. À leur arrivée, ils ont trouvé Aktar Carrim, qui s'est présenté comme le responsable de la villa, en compagnie de trois femmes de nationalité malgache, installées dans le salon. Un autre homme a été intercepté dans l'escalier. Lorsqu'il a été interrogé sur sa présence, il a simplement répondu : «Misie, mo'nn fek fini gagn relasion... les mwa ale trankil pou mo pa gagn problem.»
Poursuivant leur inspection, les policiers ont découvert deux couples dans deux chambres à l'étage. Ces individus ont été surpris en plein acte sexuel. L'une des femmes a indiqué aux enquêteurs qu'elle se prostituait : «Misie, mo abitie vinn isi pou travay pou Aktar, li pey mwa Rs 1 000 par clian.»
Une fouille approfondie a permis de découvrir plusieurs préservatifs dans les chambres : trois dans la première, et cinq dans la seconde. Les policiers ont retrouvé une somme de Rs 6 500, deux billets de 20 euros et un billet de 200 ariary malgache sur le principal suspect, Aktar Carrim. Interrogé sur l'origine de l'argent lors de l'interrogatoire, le suspect a répondu : «Kas clian ki finn fer peyman sa.»
Dans son sac à main noir, les officiers ont également trouvé 103 préservatifs. Questionné à ce sujet, il a répondu : «Mo donn clian sa.» Le suspect a finalement reconnu sa responsabilité dans la gestion de la villa, déclarant aux policiers : «Mo aksepte ki mo mem an charge sa villa-la tou le zedi.»
Aktar Carrim a été placé en détention au poste de police de Flic-en-Flac, jeudi dernier, et a comparu en cour vendredi sous l'accusation de «human traficking». Quant aux femmes de nationalité malgache, elles ont été maintenues au poste en attendant leur transfert vers un centre d'hébergement pour femmes. D'autres personnes interrogées lors de l'opération ont été autorisées à partir après enquête.