Ile Maurice: Chikungunya et dengue - Piqûre de rappel de la Santé

Cinq cas de chikungunya et un cas de dengue à samedi

Le nombre de cas d'infections transmises par les moustiques est en hausse. À ce samedi, le pays comptait cinq cas de chikungunya et un cas de dengue. La région de Tamarin, particulièrement touchée, a été minutieusement inspectée, tandis que d'autres zones restent sous surveillance. Face à cette menace, les autorités appellent à la mobilisation générale pour lutter contre cet ennemi invisible mais redoutable : le moustique.

Les services sanitaires sont à pied d'oeuvre pour endiguer la propagation du virus. Tout au long du week-end, les équipes du ministère de la Santé ont ciblé les zones les plus touchées, avec une attention particulière portée à Tamarin, où plusieurs cas ont été recensés. «Nos officiers sont sur le terrain. En collaboration avec le service sanitaire, nous menons des opérations de fumigation, de traitement larvaire (larviciding) et de pulvérisation (mist blowing). Nous allons aussi à la rencontre des habitants pour leur expliquer les précautions à prendre et réaliser des tests», explique le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de Santé.

Un dispositif renforcé a ainsi été déployé à Tamarin, notamment après la détection d'un cas contact dans la région. «Nous faisons tout notre possible pour contenir l'infection à Tamarin. Cependant, nous n'oublions pas les autres zones à risque, où le moustique tigre (Aedes albopictus) est présent», ajoute le Dr Khodabocus.

En effet, quatre cas ont été signalés dans l'Ouest et un autre à Péreybère. Une équipe spécialisée intervient également dans cette région. Par ailleurs, plus d'une cinquantaine d'échantillons sont analysés quotidiennement au Central Health Laboratory de Candos afin de mieux surveiller l'évolution de la situation.

Une prise en charge adaptée

Actuellement, les patients sont admis dans les hôpitaux de l'île. Toutefois, selon le Dr Khodabocus, si le nombre de cas venait à augmenter de manière significative, le protocole d'isolement à domicile pourrait être mis en place pour éviter la saturation des structures médicales. Par ailleurs, un cas de dengue a été confirmé à Plaine-Magnien. Une équipe du service sanitaire de Rose-Belle a immédiatement été dépêchée sur place pour prendre les mesures nécessaires.

Face à la situation, les autorités insistent sur la nécessité d'un effort collectif pour lutter contre la prolifération des moustiques. Le ministre de la Santé, Anil Bachoo, a lancé un appel sur sa page Facebook : «Je demande au public de prendre toutes les précautions nécessaires. Utilisez un répulsif contre les moustiques, portez des vêtements protecteurs et, surtout, éliminez toute eau stagnante autour de votre domicile. Ces gestes, bien que simples, peuvent faire une grande différence.»

Il rappelle que cette lutte ne concerne pas uniquement le ministère, mais toute la nation : «Si chaque foyer prend ses responsabilités, nous pourrons briser la chaîne de transmission et stopper la propagation avant qu'elle ne s'aggrave.» Les autorités restent mobilisées, mais insistent sur le fait que seule une prise de conscience collective permettra d'endiguer efficacement ces épidémies.

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