Le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) a accordé un prêt de 330,48 millions d'euros au Cameroun pour réhabiliter et élargir la section Ngaoundéré-Garoua longue de 246 km, sur le corridor économique Douala-Ndjamena, dans le cadre de la phase 4 du Programme d'appui au secteur des transports (Past4).
Selon un communiqué de presse, l'accord, qui porte sur l'un des corridors les plus stratégiques du pays et de l'Afrique centrale, a été paraphé le 19 mars 2025 à Yaoundé par Solomane Koné, directeur général par intérim du Groupe de la Banque africaine de développement pour la région Afrique centrale, et Alamine Ousmane Mey, ministre de l'Économie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire et gouverneur de la Banque pour le Cameroun.
« La reconstruction de la section routière Ngaoundéré-Garoua est cruciale pour la compétitivité de notre économie, grâce à une meilleure connectivité et une mobilité aisée. [...]. Elle permet, en outre, une meilleure valorisation des potentialités agropastorales et commerciales des territoires traversés au grand bonheur des populations », a déclaré M. Mey.
« Le phase 4 du Programme d'appui au secteur des transport, approuvé par le Conseil d'administration de la Banque africaine de développement le 13 décembre 2024, a été conçu pour amplifier l'impact des interventions antérieures du Groupe de la Banque et pour soutenir son leadership et le dynamisme de sa coopération avec le Cameroun dans le secteur des transports », a souligné M. Koné.
La même source renseigne que le Groupe de la Banque assure 97 % du coût total de la phase 4 du Programme d'appui au secteur des transports, qui s'élève à 340,7 millions d'euros. Le gouvernement du Cameroun contribue à hauteur de 9,14 millions d'euros.
Le programme vise à moderniser un axe stratégique du réseau routier camerounais, essentiel pour faciliter le transport des personnes et des biens entre le nord et le sud du pays. Trois échangeurs sont aussi prévus pour fluidifier la circulation. Le programme intègre des mesures de facilitation du transport et de soutien aux populations riveraines, notamment par la construction d'infrastructures socio-économiques comme des marchés, des écoles et des centres de santé. La modernisation de ce tronçon routier aux standards internationaux aura des implications positives sur la compétitivité de l'économie et le dynamique d'intégration dans la sous-région.
« La position géostratégique du Cameroun place notre pays au coeur des enjeux d'intégration de la zone Cemac (Communauté économique et monétaire des États de l'Afrique centrale). Un tronçon Ngaoundéré-Garoua en meilleure condition va indubitablement accroître le commerce transfrontalier en relevant significativement le trafic sur l'axe Garoua-Maroua-Kousseri-Ndjamena (au Tchad) ou sur celui de Garoua-Magada-Yagoua-Bongor-Ndjamena », a précisé M. Mey.
Le Groupe de la Banque africaine de développement est un partenaire stratégique du Cameroun, en particulier dans le secteur des infrastructures, avec des investissements de 1,88 milliard de dollars dans les infrastructures de transport. Son engagement se traduit par des investissements majeurs dans la construction et la modernisation des routes, des ponts et des corridors stratégiques, facilitant ainsi la mobilité des populations et le transport des marchandises à l'échelle nationale et régionale.
En adoptant une approche intégrée et inclusive en ligne avec sa Stratégie décennale 2024-2033, le Groupe de la Banque stimule la transformation structurelle de l'économie et l'intégration régionale, en vue d'une croissance durable et la création d'emplois au bénéfice des populations.