Cameroun: Le RDPC et ses 40 ans de règne - Bilan d'un pouvoir contesté

40e anniversaire du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC)

Le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) célèbre son 40e anniversaire, mais la question se pose : y a-t-il vraiment de quoi se réjouir ? Alors que ce parti politique est au pouvoir depuis des décennies, la situation actuelle du Cameroun, notamment dans sa capitale, suscite de nombreuses critiques.

Une capitale à l'abandon

Le bilan du RDPC est marqué par des défis persistants. Yaoundé, la capitale du Cameroun, est aujourd'hui le reflet des failles de cette gouvernance. Depuis plusieurs mois, des amas d'ordures s'accumulent dans les rues, témoignant d'un manque criant de gestion efficace des infrastructures urbaines. L'absence de réaction des autorités face à cette situation laisse perplexe. Personne ne tire la sonnette d'alarme, et l'inaction devient la norme.

Un système politique figé

Après quatre décennies, le RDPC semble plus préoccupé par le maintien du pouvoir que par la mise en place de réformes structurantes. Ce parti, conçu à l'origine pour gérer l'État, n'a pas su évoluer vers un modèle véritablement démocratique. Selon certains observateurs, l'administration fonctionne sur des critères de fidélité partisane plutôt que sur des compétences avérées. L'incompétence gouvernementale devient proverbiale, alimentant frustrations et désillusions.

Un militantisme de façade ?

Pour de nombreux analystes, l'engagement des militants du RDPC se résume à des éloges incessants envers leur leader, Paul Biya. Le parti a perdu son rôle de moteur du développement politique et économique du pays. Cette culture de l'auto-congratulation empêche toute remise en question et freine toute possibilité de réforme.

Quel avenir pour le Cameroun ?

Alors que le pays fait face à de nombreux défis, dont la crise économique, le chômage et l'inefficacité des services publics, il devient essentiel de s'interroger sur l'avenir du Cameroun sous l'ombre du RDPC. Peut-on espérer un renouveau politique, ou le statu quo continuera-t-il de prévaloir ?

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