Ces deux dernières années, Diego-Suarez accueille des diplomates et les responsables des institutions internationales. La DIANA s'ouvre au monde. Sa situation géostratégique, sa biodiversité, ses richesses inestimables attirent sur elle l'oeil des grandes nations développées ou émergentes. Alors, le choix n'est pas le fruit du hasard.
Évidemment, des études et des analyses sont effectuées avant de s'y rendre. Ces visites ont pour optique de nouer des liens étroits. Pour ce faire, les partenaires vont remonter dans le passé afin de confirmer que la relation ne date pas d'aujourd'hui. Un argument qui va naturellement convaincre les dirigeants locaux.
Cette évocation de l'histoire lointaine adule ces suivants, et les oblige à serrer la main du vahiny qui hoche la tête. Et quand viennent les journalistes, les hautes personnalités de la région déclarent ces phrases monotones : « c'est un pas pour le développement de notre région... Ils vont apporter leurs expertises sur tous les secteurs... Nos jeunes bénéficieront de formations professionnalisantes. Cela va créer des emplois.... Réduire le chômage ».
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Et la population attend la réalisation, les jeunes se donnent de la peine à voir des affiches sur les murs des offices publics. Mais malheureusement, rien n'est concret. Des années ont passé, les intendants se succèdent sur le siège doré, les habitants n'entendent que les mêmes mots, les mêmes formules, le langage politiquement correct, voire des paroles nauséabondes. Ainsi, la DIANA devient un cimetière à projet.
Ô combien de plans ont été élaborés ? Ils ont tous été avortés, tués dans l'oeuf, sans parler du grand projet Andrakaka, la ceinture d'Ambre ! À force d'applaudir, les mains des citoyens leur démangent en écoutant les palabres des hauts dignitaires escortés par les soi-disant créanciers mpamatsy vôla. L'histoire se répète encore et encore... Rien n'a changé !