La FMA organise un test de sélection pour les catégories U18 et U20 le 6 avril au stade d'Alarobia. Les meilleurs athlètes seront retenus pour les compétitions internationales.
La Fédération malgache d'athlétisme (FMA), dans le but d'avoir dans sa liste des jeunes athlètes capables de représenter Madagascar sur la scène internationale (la CJSOI et le championnat d'Afrique), organise un test de sélection ouvert à la catégorie U18 et U20 le 6 avril sur la piste du stade d'Alarobia.
Les Jeux de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l'océan Indien (CJSOI) seront prévus se dérouler du 28 juillet au 10 août aux Seychelles. « La Fédération malgache d'athlétisme (FMA) compte envoyer quatre filles et quatre garçons, mais un remplaçant et une remplaçante doivent être prêts au cas où il y aurait un empêchement. Toutes les ligues existantes sont invitées à envoyer des athlètes qui ont les potentiels pour concourir à ce test de sélection », confie Hery Rambeloson, directeur technique national de la FMA.
En parallèle, la FMA cherche deux athlètes de sexe masculin et deux de sexe féminin dans la catégorie U17, U18 et U20 pour représenter Madagascar au championnat d'Afrique d'athlétisme de cette année, dont le lieu et la date restent à déterminer.
« Pour la catégorie U18, quatre épreuves, à savoir les 100, 200, 400 et 800 m, sont mises à la disposition des athlètes. Pour la catégorie U20, il y a un minima à atteindre et, en absence de minima, seuls deux athlètes pourront être déterminés suivant le temps établi », précise Hery Rambeloson.
Dégringolade
Pour aller au championnat d'Afrique, la Fédération malgache d'athlétisme n'a pas d'état d'âme ni de compromis. Seuls les athlètes qui ont les meilleurs temps partiront.
L'adage qui stipule que «l'essentiel, c'est de participer» n'a plus sa place dans le sport moderne. Tout se prépare et chaque athlète doit procéder étape par étape. Une ancienne gloire de l'athlétisme malgache, qui veut garder l'anonymat, tire la sonnette d'alarme face à la dégringolade de l'athlétisme malgache, actuellement.
« L'athlétisme malgache est malade et a reculé très loin par rapport à notre époque. Beaucoup d'efforts restent à faire pour retrouver notre place d'antan. Avant, le principe était comme suit : performances avant déplacements, mais actuellement c'est le contraire, déplacements puis performances. C'est dommage qu'aucun athlète n'ose se prononcer là-dessus. Pour être performant, il faut des entraînements, des sacrifices, surtout une belle implication de la direction technique nationale », confie notre interlocuteur.