ENAM-NCGG. Un protocole d'accord a été signé hier, à la salle des conventions du ministère des Affaires étrangères (MAE) à Anosy, entre Madagascar et l'Inde.Formations. L'accord valable pour une période de trois ans implique l'École nationale d'administration de Madagascar (ENAM) et le Centre national pour la bonne gouvernance (NCGG) de l'Inde, avec pour objectif le renforcement des capacités des fonctionnaires malgaches à travers des formations en Inde et à Madagascar.
La cérémonie s'est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, Rasata Rafaravavitafika ; son homologue du Travail, de l'Emploi et de la Fonction publique, Hanitra Razakaboana et de l'ambassadeur de l'Inde à Madagascar, Bandaru Wilsonbabu. Sans oublier le Directeur général du NCGG, Surendrakumar Bagde et le DG de l'ENAM, Marie Agnès Anona.Interdisciplinaires. Le protocole d'accord vise à définir un cadre opérationnel de coopération entre les deux parties afin d'organiser des programmes de formation interdisciplinaires couvrant plusieurs domaines, notamment, l'agriculture, l'éducation, la politique publique, la santé numérique, le développement des compétences ou l'e-gouvernance.
En plus des formations, l'accord prévoit également des échanges d'experts, des services de conseil, ainsi que la mise à jour des programmes et des curricula. Une attention particulière sera portée au renforcement des capacités des formateurs afin de développer de nouveaux contenus pédagogiques adaptés aux réalités actuelles.
90 bénéficiaires
Hanitra Razakaboana a souligné « l'importance de cette convention, mettant en avant l'expertise de l'Inde, cinquième économie mondiale en 2023 et référence en matière de gouvernance et d'industrialisation ». Elle a aussi exprimé la gratitude du gouvernement malgache envers l'Inde, représentée par son ambassadeur, tout en affirmant son « soutien à l'ENAM pour la mise en oeuvre de cet accord. 90 fonctionnaires sont prévus partir en formation en Inde dès cette année. Selon la ministre de la Fonction publique, « tout cela s'inscrit dans la Politique général de l'État (PGE) et constitue un défi majeur pour la modernisation de l'administration publique malgache ».