Depuis l'arrivée de Charles Ndongo à la tête de la CRTV, un climat de mécontentement et de tension s'est installé au sein de l'entreprise. Le personnel, confronté à des conditions de travail précaires, dénonce des abus de pouvoir, des recrutements opaques et un manque de transparence dans la gestion des ressources.
Un personnel livré à lui-même
Le malaise est profond au sein de la CRTV. L'un des principaux sujets de frustration concerne le non-paiement des frais de congé, une situation inédite qui plonge de nombreux employés dans des difficultés financières. En parallèle, les recrutements massifs effectués en un temps record soulèvent des soupçons. Plus de 121 personnes ont été embauchées en quelques semaines, souvent issues des mêmes cercles familiaux, laissant sur le carreau des agents en attente d'intégration depuis plusieurs années.
Des pratiques douteuses sur les départs à la retraite
Sous la direction de Amadou Vamoulké, les travailleurs partant à la retraite recevaient leur prime de séparation lors d'une cérémonie officielle. Aujourd'hui, ce droit est devenu un privilège à négocier, certains employés étant contraints de verser des pots-de-vin pour obtenir ce qui leur revient de droit.
Des conditions de travail dégradées
Le transport du personnel, notamment pour ceux en service de nuit, est devenu un cauchemar. Le parc automobile s'est considérablement réduit et les véhicules encore en service sont réservés à une minorité. Ceux qui travaillent tard doivent rentrer par leurs propres moyens, exposés aux agressions. Le cas tragique d'OKALA, poignardé à mort après un enregistrement nocturne, illustre la gravité de la situation.
Un syndicat en confrontation avec la hiérarchie
Face à ces injustices, les tensions entre les travailleurs et la direction ne cessent de croître. Les employés dénoncent des conditions salariales inégales, l'absence de cartes de crédit, et un manque de carburant pour assurer leurs déplacements. Un mouvement de grève est en préparation, menaçant de perturber la fête du travail en guise de protestation.
Un avenir incertain pour la CRTV
La gestion de Charles Ndongo semble avoir plongé la CRTV dans une crise sans précédent. Entre népotisme, mauvaise gestion et répression, l'ombre d'une paralysie totale plane sur l'entreprise. Si aucune mesure corrective n'est prise, la chaîne publique camerounaise risque de s'enfoncer dans un chaos aux conséquences irréversibles.