Présidé par Gilchrist OLYMPIO, le parti Union des forces de changement (UFC) brise enfin le silence quant à la composition du sénat dont le parti dispose d'un représentant, en la personne de son vice-président Sénanu Koku ALIPUI.
« C'est avec humilité, honneur et sens du devoir à accomplir que j'ai rejoint le Sénat », réagit ce responsable du parti de l'Ablodé qui rassure être engagé pour continuer à apporter sa modeste contribution pour faire du Togo un pays émergent à l'horizon 2030.
De ce fait, l'Ufc salue la forte volonté politique du Président de la République d'avoir un Sénat qui reflète toutes les sensibilités politiques et sociales du pays. Pour cette formation politique de l'opposition, « nous avons une configuration du Sénat qui ressemble et rassemble les Togolais... ».
Les priorités restent inchangées
Comme à l'Assemblée lors de la précédente législature, l'Ufc annonce travailler au sénat sur de nombreux défis dont les principaux portent sur la vie chère, la santé, la sécurité, la salubrité, l'emploi, l'éducation... et surtout le changement des mentalités.
« L'UFC, parti de l'Ablodé, reste l'aîné de la scène politique et une des principales forces de l'opposition. Nous restons un parti d'opposition au Senat et nous allons travailler avec toutes les forces présentes au Senat pour continuer à bâtir un pays qui nous ressemble, un pays qui nous rassemble », indique Sénanu Koku ALIPUI.
Serein sur ces objectifs, le parti Ufc balaie du revers de la main toutes les polémiques venant des contestataires de la nouvelle Constitutions, d'autres acteurs de l'opposition ainsi des responsables de la société civile qui accusent l'Ufc d'avoir été récompensé pour son soutien à ce projet de changement de constitution.
On ne peut pas reprocher à des hommes du passif et du passé de s'accrocher à un passé sans avenir
Tout en faisant que le changement de système politique est une question trop sérieuse pour en faire une affaire d'intérêts personnels, le vice-président de l'Ufc rappelle que cette question de réforme constitution est une priorité du parti depuis novembre 2010, puis en 2016.
« L'UFC a proposé que le Togo passe à un régime parlementaire ou à un régime semi présidentiel tempéré... En 2024, nous avons amendé le projet de constitution en près de 40 points...et avons ensuite voté favorablement pour cette constitution. Quant à ceux dont vous parlez, on ne peut pas reprocher à des hommes du passif et du passé de s'accrocher à un passé sans avenir. Le Togo, quant à lui, a un avenir et nous devons, ensemble nous concentrer sur les questions de développement en priorité... », a souligné M. ALIPUI.
Dans la même dynamique, le vice-président de l'Ufc et sénateur répond à ceux estimant que les sénateurs nommés, comme lui, devront être aux bottes du régime, alors qu'ils devraient vraiment être libres de toutes positions antagonistes.
Une nouvelle page s'ouvre pour le Togo
Rien de cela, selon M. ALIPUI qui rassure que le parti UFC est et reste une force d'opposition, de proposition qui par les voies du dialogue et de la négociation coopérative continuera à vendre le projet de société « 2024-2030 : Cap sur l'émergence » pour convaincre une majorité de Togolais d'y adhérer... et faire du Togo l'or de l'humanité comme l'ont rêvé les pères fondateurs de l'Ablodé...
« Contrairement à d'autres partis frères, nous ne sommes plus dans la contestation systématique qui conduit finalement à des incohérences dans la démarche politique et une absence totale de résultats depuis 30 ans comme vous pouvez le constater chez les professionnels de la rue et du bavardage... Une nouvelle page s'ouvre pour le Togo avec ce changement de système politique, écrivons notre histoire en lettres d'or et ne laissons personne gribouiller cette page avec un passé sans avenir ».
La valeur ajouté du sénat avec le régime parlementaire
Ainsi, en de termes simples, il explique le régime parlementaire vers lequel le Togo est désormais tourné fait en sorte que l'épicentre du pouvoir d'État se trouvera désormais au parlement qui est composé de deux chambres à savoir l'Assemblée Nationale comme chambre basse et le Sénat comme chambre haute. Ainsi, les acteurs politiques vont devoir se fédérer pour mieux servir les populations car les élections municipales, législatives, régionales et sénatoriales permettront de désigner le Président du conseil des ministres et le Président de la République...
Les partis politiques qui n'ont pas un projet de société sérieux, une bonne implantation sur le territoire et l'assentiment des populations à tous les niveaux vont devoir se réformer ou disparaître... Le contrôle de l'action gouvernementale sera accru avec une redevabilité plus importante pour le gouvernement vis-à-vis du parlement.
Avec ces réalités, « nous n'irons plus aux élections presque chaque année, avec le temps, si les élections sont couplées, nous économiserons temps et argent et pourrons consacrer ces ressources au développement et à la mise en place de filets sociaux ».