Le gouvernement malien a annoncé, le 31 mars 2025, la signature d'une convention minière avec Toubani Resources, propriétaire de la future mine d'or Kobada. Cette prise de participation de 35% de l'État dans la mine de Kobada ouvre des perspectives alléchantes en termes de redistribution des richesses extractives.
La convention garantit à l'État malien une participation de 35 % dans la mine, ce qui représente un changement significatif par rapport au code minier précédent qui limitait la participation de l'État à 20 %. Ce réajustement est un reflet des nouvelles tendances mondiales où les pays d'Afrique cherchent à maximiser les bénéfices tirés de leurs ressources naturelles, favorisant un modèle plus équitable pour les populations locales. Conformément au nouveau code minier de 2023, le Mali bénéficie également d'une participation gratuite de 10 % ainsi que du droit d'acquérir 20 % supplémentaires.
Par ailleurs, ces dispositions sont conçues pour s'assurer que les bénéfices de l'exploitation minière profitent en premier lieu au pays et à ses citoyens, tout en stimulant les investissements étrangers. En outre, des investisseurs nationaux auront la possibilité d'obtenir une participation de 5 % dans la mine. Aussi, cela donne une chance aux entreprises locales de s'impliquer et de contribuer au développement durable tout en renforçant la capacité économique interne du pays.
Renforcement de l'assiette de revenus à hauteur de 500 millions de dollars
Avec ces réformes, le gouvernement malien vise à augmenter de 500 millions de dollars ses revenus miniers chaque année.
La mine d'or de Kobada situee à 126 km au sud-ouest de Bamako est un projet piloté par «Toubani Resources» et considéré comme l'une des futures plus grandes mines d'or du Mali.
Selon l'étude de faisabilité définitive (DFS) publiée en 2021, Kobada peut livrer 1,2 million d'onces d'or en 16 ans. La mise à jour tentera d'accroître cette capacité de production annuelle ainsi que la durée de vie de la mine en évaluant notamment le potentiel d'un taux de traitement plus élevé. Pour y arriver, l'étude de faisabilité actualisée s'appuiera sur la récente estimation de ressources minérales publiée en août dernier par Toubani.